Lac : Louise Munga confirme la dissolution … des Sénateurs protestent

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senat-congo-kinshasa-rdcIl n’y a plus de doute en ce qui concerne le statut de la compagnie aérienne nationale LAC (Lignes aériennes congolaise) . La société a été bel et bien dissoute.

 

La confirmation est venue  de la ministre du Portefeuille Louise Munga. Elle a apporté cette précision à la faveur de la question orale avec débat lui adressée par le sénateur Flore Musendu Flungu, relative au trafic aérien en République Démocratique du Congo.

« D’emblée je dois souligner que les Lignes Aériennes Congolaises ont été dissoutes sur décision du Gouvernement prise au cours d’une réunion du Conseil des ministres et sanctionnée, conformément aux dispositions des articles 21 à 27, et à l’article 51 de statuts, par des résolutions prises par son assemblée générale extraordinaire du 12 septembre 2014.

Aussi, la dissolution et la mise en liquidation ne sont que la conséquence inéluctable des mutations successives ainsi que des nombreux défis et difficultés multiformes que cette société n’a pu surmonter et qui ont inexorablement pesé sur ses résultats constamment déficitaires.

Cette décision de dissoudre les Lignes Aériennes Congolaises a été prise au terme d’analyses et diverses études sur toutes les options envisageables (dissolution et liquidation ; restructuration et relance ; création d’une nouvelle compagnie aérienne) ; études qui ont toutes démontré que la création, sur des bases saines d’une nouvelle compagnie, exempte toute de toutes charges du passif et autres pesanteurs, représentait la meilleure ».

La ministre répondait ainsi à la question orale lui adressée, dont voici la teneur:

«Quelle est la situation exacte actuelle de la compagnie nationale LAC-SARL du point de vue de sa flotte, des équipements, du personnel, des finances ?»

«En quoi la transformation de cette entreprise en société commerciale a-t-elle relancé cette dernière»

«Quels sont les actionnaires de Congo Airways ? Quelle est la capacité de sa flotte ? Quels types d’équipements?»

«Quelles sont les garanties de réussite d’une gestion essentiellement privée d’autant plus dans le même secteur la RDC a eu une expérience malheureuse avec la RVA par la sous-trautance KPMG ?»

«Quelle est votre stratégie de relance, quand l’Afrique du Sud de moitié la superficie de la RD Congo dispose de près de deux cents appareils volants?»

Concernant les actionnaires de la nouvelle compagnie Congo Airways, la ministre du Portefeuille a décliné leur identité ainsi que la part de chacun. Il s’agit de :

– L’Etat congolais : 62,73% ;

– Société Commerciale des Transports et Ports SA, SCTP : 5,73% ;

– Générale des Carrières et des Mines, GECAMINES : 5,73% ;

– Office de Gestion du Fret Multimodal, OGEFREM : 5,73% ;

– Fonds de Promotion de l’Industrie, FPI : 5,73% ;

– Régie des Voies Aériennes SA, RVA : 2,87% ;

– Institut National de Sécurité Sociale, INSS : 5,73%

– Futurs employés de Congo Airways : 5,75%.

 

Une dissolution qui viole les règles

 

Un débat chaud a eu lieu juste après l’intervention de l’auteur de la question suivie de celle de la ministre.

De manière générale, les intervenants ont dénoncé la violation flagrante par le gouvernement des règles en matière de dissolution et liquidation d’une société d’Etat. Ils ont aussi fustigé le jeu du gouvernement qui ne brandit que le passif lourd des LAC, ignorant expréssement de faire moindre allusion à l’actif, alors que la société dispose d’un patrimoine sûr à travers le monde.

Les sénateurs qui ont pris également exigé des explications sur la structure des prix de billets d’avions sur le territoire national les ont qualifiés à ce jour des plus chers au monde.

Un autre sénateur a voulu savoir pourquoi la dénomination de la compagnie nationale se fait-elle en anglais, alors que la langue du travail consacrée dans la constitution est le français.

Jugée comme une question transversale parce qu’impliquant plusieurs ministères, la ministre Munga n’a pas voulu se risquer à répondre seule aux préoccupations des énateurs. Elle a sollicité et obtenu l’aval du bureau pour répliquer dans deux jours. Toutefois, la plénière a levé l’option de convoquer tous les autres ministres concernés à la séance y consacrée.

Dom   

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