Lac Kivu : attention au gaz méthane !

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p1100454L’ONG «Environnement Sain Sans Frontière» et la Coordination de la Société Civile du Nord Kivu n’ont cessé d’alerter l’opinion nationale et internationale sur les menaces qui pèsent sur les êtres vivants qui sont autour du lac Kivu, au sein duquel se trouvent plus de 57 milliards de m3 du gaz méthane qui continuent à s’accumuler au fond du lac. Ce gaz est accompagné du dioxyde de carbone d’origine mantellique qui peut s’échapper par l’effet d’un renversement du lac.

L’échappement peut être provoqué par un séisme, un glissement de terrain, en soulevant ce C02 liquide à la surface. Hors le C02 liquide est une fois et demi plus lourd que l’air normal, ce qui est à l’origine des morts par asphyxie des troupeaux et des hommes, ce qui se produit déjà à petit échelle dans ce lac au niveau de Kabunu. Ce qu’il faut éviter à tout prix est ce qui est arrivé aux lacs Nyos (Lwi) en 1986(1746 morts) et Monoun en 1984(37 morts) au Cameroun et Dieng en 1974 (en Indonésie), alors que 2 millions d’âmes vivent autour de ce lac ayant un potentiel énergétique incommensurable.

Pourtant, les autochtones n’utilisent comme énergie que celle du bois et son charbon pour cuisson en exerçant une grande pression sur les îlots des forêts existantes encore dans cette période où les effets des changements climatiques sont palpables partout au monde.

Ce que nous ,organisations de la société Civile en RDC, ne comprenons pas c’est l’attitude qu’affichent le ministère des Hydrocarbures et ses services, alors que les études sur l’exploitation de ce gaz méthane ont été déjà réalisés et conclues il y a plus des 10 ans. L’Etat a fait même les appels d’offres, selon les informations fiables que nous avons découvertes dans le site web de l’ARMP (www.armp-rdc.org), faisant état de Notification de la décision n°05/16/ARMP/CRD du 23 mars 2016 du comité de règlement des différends
relatif au recours de la Société Kivu Lake Energy Corporation (KLEC),
enregistré sous RPR 02/REC/ARMP/2016.
Ce qui nous étonne dans cette notification est que contrairement à ce
que les responsables du ministère des Hydrocarbures font croire à
l’opinion ; il y a bel et bien une société qui a des moyens et des
hommes qualifiés. En plus elle a déjà eu les autorisations d’un ancien
ministre pour l’exploitation de ce gaz qui peut être d’une grande
utilité non seulement dans la production de l’électricité mais aussi
mettre à l’abris les deux millions des Congolais et étrangers qui sont
exposés à cette menace qui ne signalera, ni l’heure ni le jour où la
catastrophe pourra arriver. La grande préoccupation de ceux qui
accompagnent le Président de la République réside-t-elle dans
l’intérêt de la majorité des Congolais ou alors dans la survie
personnelle ? Au nom de la continuité de l’action de l’état, nous
pensons que le ministre actuel a l’obligation de laisser KLEC exercer
ses droits en exploitant ce gaz d’autant plus que cette société veut
un développement durable en créant des emplois durables dans cette
partie du pays qui n’a que trop souffert de toutes sortes d’atrocités.
Nous vous promettons les détails avec les annexes de toutes les
correspondances si rien n’est fait pour cette cause noble pour notre
nation.

Pour l’Environnement Sain Sans Frontière/ONG des droits de l’homme et
son Environnement,
ALAIN BOTOKO,
président

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