L’Abbé D’Oliveira s’explique sur sa gestion

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La gestion de deux exercices scolaires 2008 – 2009 et 2009 – 2010 au Collège Saint Pie X dans la commune de Ngiri-Ngiri, a laissé des traces et des mécontents. Les difficultés résultant de cette gestion tant décriée sont ressenties encore aujourd’hui aussi bien par les enseignants que le comité des parents. Trop d’accusations ont été portées contre l’ancien gestionnaire, l’abbé D’Oliveira, nommé préfet au Complexe scolaire Cardinal Albert-Joseph Malula.

C’est dans cet établissement scolaire que nous l’avons rencontré  mardi dans l’après-midi, pour en parler.

Au sujet des détournements enregistrés à la comptabilité du Collège Saint Pie X, bien qu’il se soit montré très réservé, il s’est dit toutefois étonné du fait qu’après la remise-reprise avec l’actuel gestionnaire sur toute la situation comptable, on puisse l’incriminer sur quelque faute de gestion. L’abbé D’Oliveira affirme  avoir dressé un rapport de gestion détaillé justifiant la clé de répartition des recettes et la ventilation des dépenses. Il s’est dit prêt à défendre sa gestion devant le comité des parents, à condition, a-t-il fait remarquer, que l’invitation à lui adresser soit visée par le curé de la paroisse.

Toutefois, il soutient mordicus qu’il avait trouvé le bâtiment de l’école au niveau de laiton. C’est lui qui est à la base de la finition de l’immeuble en étage, grâce aux fonds collectés pour son dixième anniversaire. D’où l’exécution de certains travaux et l’acquisition des bancs et chaises en plastique. «C’est un cadeau que j’ai offert à la paroisse Saint Pie X», a-t-il laissé entendre et d’ajouter qu’il aurait préféré  continuer à le gérer, mais la hiérarchie l’a nommé ailleurs. Son rapport de fin de gestion, a-t–il indiqué, comporte comme conclusion  des propositions de sortie de crise.

A son arrivée à la paroisse Saint Pie X, il dit avoir trouvé l’école par terre avec des difficultés énormes. Après une réorganisation de la gestion, il a mis au point une grille des dépenses prioritaires dont la construction de l’école et le paiement des enseignants et du personnel administratif. Dans la foulée, il a reconnu quelques retards de paiement et estime qu’avec la vente des journaux de classe et autres fournitures scolaires datant de l’année scolaire écoulée, la perception de 20 dollars de frais divers, l’école pouvait résorber ces arriérés des salaires.

Aujourd’hui, l’abbé D’Oliveira qui ne se reproche rien, croit qu’une rencontre de clarification avec le comité des parents, pourra permettre de dissiper les malentendus et de couper court aux accusations portées contre lui.

                                                                          J.R.T.

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