La sécurité et la stabilité au centre du Sommet entre U.S. Army et 50 chefs des forces terrestres

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Les résultats et perspectives du Sommet des forces terrestres africaines 2019 qui s’est tenu du 22 au 24 juin 2019, au Botswana, ont fait l’objet d’une conférence de presse téléphonique co-animée conjointement le jeudi 27 juin 2019, par le général-major de l’Armée américaine, Robert Cloutier, commandant de U.S. Army Africa, et le commandant des forces terrestres du Botswana, le général-major Molefi M. Seikano, commandant des forces armées du Botswana. Ensemble, ils ont abordé la question de l’importance de la coopération régionale entre les forces militaires pour renforcer la sécurité et la stabilité en Afrique. Environ 50 chefs des forces terrestres issus de tout le continent africain ainsi que plus de 20 responsables politiques et militaires venant d’Europe, de l’Amérique du Sud et des Etats-Unis ont participé à ce sommet.

            Prenant la parole à cette occasion, les deux intervenants ont successivement expliqué que le problème de sécurité et de plupart des menaces auxquels on fait face constitue un défi majeur non seulement pour les pays d’Afrique, mais aussi pour tout pays et toute nation du monde, car l’insécurité et le terrorisme n’ont pas de frontières. Cela est une réalité qui impose le renforcement entre différents pays de la collaboration et d’un partenariat qui ne soit pas que militaire. Car l’Afrique a aussi besoin de se développer et c’est l’intérêt de tout le monde d’avoir une Afrique prospère.

Africom et la formation des militaires locaux pour éviter d’être sur tous les fronts

            A cet effet, les deux officiers se sont montrés convaincus la coopération entre les armées américaines et africaines – grâce à la formation des groupes des militaires dans chaque pays – fournira l’opportunité pour renforcer les réseaux de lutte contre l’insécurité et le terrorisme tout en augmentant la confiance entre différents réseaux, faits sur lesquels les forces terrestres puissent compter. En outre, ils ont noté qu’actuellement les réseaux ainsi créés ont grandi – notez que la rencontre de Botswana est la septième édition du Sommet des forces terrestres africaines ; car le premier sommet s’est tenu à Washington en 2010 – et les militaires ont plus de confiance entre eux et travaillent ensemble pour résoudre ces défis posés devant nous par l’insécurité, le terrorisme et le développement de l’Afrique.

            Concernant la question du désengagement des Forces américaines dans le monde et particulièrement devant la situation volatile en Afrique, le général Robert Cloutier a tenu à souligner qu’au contraire, dans le cadre du Sommet, l’engagement de l’US Army Africa va encore croître l’année prochaine. Et d’année en année, le sommet changera de site de réunion pour permettre à tous les hôtes de le recevoir chez eux. Toutefois, la formation des militaires de chaque pays permet aux Etats Unis de contribuer efficacement à la sécurité de chaque pays et de ne pas être sur tous les fronts.

            Enfin, il a été noté que dans ce groupe de pays, les langues n’ont jamais constitué une barrière pour le partenariat entre les différents pays du Sommet. Francophones, Anglophones, Lusophones, etc coexistent, travaillent ensemble et se comprennent bien.

SAKAZ

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