La SCTP parmi les victimes de la réforme

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La mutation des entreprises publiques en sociétés commerciales a du mal à s’effacer de la mémoire collective des Congolais, particulièrement des cadres et agents qui y travaillaient.
Si certains hauts placés notamment ceux qui tirent les dividendes de la transformation grâce aux divers parapluies dont ils bénéficieraient pour être positionnés, la plupart des travailleurs qui ont connu la période de miel ne cessent de fustiger les irrégularités de l’opération.

Cette dernière catégorie dénonce, entre autres la précipitation et l’opacité avec lesquelles la transformation a été menée. Tout comme le manque de suivi de procédures et des règles en la matière.
C’est le cas de la SCTP (Société commerciale des transports et des ports), ex-Office national des transports, Onatra.
Les conséquences néfastes ont été également constatées dans nombre d’entreprise de l’Etat, en dehors de l’ex-Onatra. Dans le lot, on retrouve la RVA, SOCIR, CINAT, etc.

Le doigt accusateur est pointé vers  la ministre du Portefeuille sortante Jeannine Mabunda Lioko. On lui reproche d’avoir privilégié le clientélisme et le népotisme en lieu et place d’observer les recommandations scientifiques en matière de réforme.

 Au chapitre de clientélisme et népotisme, de méchantes langues vont jusqu’à soutenir que la transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales ne visait autre chose que les intérêts de ceux qui l’ont initiée. Avant d’accuser la ministre sortante de s’être cachée derrière la réforme pour placer les siens à la tête de certaines entreprises. Celles précitées feraient partie de ce lot. Raison pour laquelle, elle a signé des décisions le jour de la démission du gouvernement le mardi 06 mars 2012, principalement dans l’après-midi alors que le chef du gouvernement venait de rendre le tablier dans l’avant-midi. Des actes qui devraient normalement être déclarés illégaux au plan du droit.

C’est pourquoi, à la Sctp par exemple, on s’étonne du report répété de la tenue de l’assemblée générale devant statuer sur les cas de flagrance constatés en marge de la réforme. Alors que la santé de l’entreprise n’est guère reluisante.
En outre, la même source fustige des avantages faramineux que l’actuel comité de gestion se serait octroyés et laisse entendre que les salaires de certains dirigeants auraient subi une augmentation de plus de 50%. Idem en ce qui concerne les frais de fonctionnement de beaucoup de structures dirigeantes de la société.
Face à la situation, des voix s’élèvent pour réclamer que l’audit soit diligenté à la Sctp en vue de sauver ce qui peut encore l’être.

Dom

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