La revanche de l’Afrique ?

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Coronavirus

* 2.460.762 cas hier après-midi

* 168.934 décès dans le monde

* 643.916 patients guéris

            En trois mois, la pandémie de coronavirus a fait de terribles ravages. L’économie mondiale est à l’arrêt, les pays se sont refermés sur eux-mêmes et l’homme s’est éloigné de son semblable au nom des indispensables mesures-barrières. Nous nous saluons comme des animaux et nous ne savons plus nous parler à visage découvert. De sorte qu’une blague est même née : « C’est aujourd’hui que j’ai compris l’importance du masque. Je suis passé à un mètre de quelqu’un à qui je dois de l’argent, il ne m’a pas reconnu ». Nous voilà donc engagés dans la civilisation des hommes masqués. Mais pour quel avenir ?

            Entrée en Afrique via les échanges aériens, la pandémie de coronavirus a été précédée par une campagne horrible. La mort arrive et le continent n’a d’autre choix que la résignation. Assis derrière son clavier à Bruxelles, un confrère de la Libre Belgique Afrique se permet d’annoncer, s’agissant de la RDC et ce, sans le moindre respect pour les hommes et les femmes formidables qui habitent ce pays, que Kinshasa doit déjà apprêter soixante-quinze mille cercueils. Sur quoi base-t-il ses chiffres ? Silence radio. Mais les chiffres continuent d’être égrenés sur toutes les chaînes et concernent désormais l’ensemble du continent. C’est véritablement la catastrophe qui est  annoncée et nous ne pouvons trouver le moindre prétexte pour dire que nous n’avons pas été prévenus.

            Victimes désignées, nous n’avons ainsi comme porte de sortie que celle que la communauté internationale va nous désigner. Il y a beaucoup de chuchotements à travers le monde et nul n’ose dire les choses clairement. On chuchote parce qu’on veut nous surprendre. Mais nous avons vite compris. Un ou des vaccin(s) sont en marche. Un médecin fou passe même sur les antennes de LCI à Paris pour nous traiter moins que les animaux. Il propose des essais cliniques sur le continent « pour venir faire des choses ». Cette fois, nous avons bien compris. Il s’agit de venir castrer ces humains qui ont tort de faire encore des enfants.

Bon Dieu, l’Afrique n’est pourtant pas si peuplée que ça ! Mais pourquoi veut-on nous éliminer de notre propre sol ?

            C’est à ce moment que l’Africain que l’on croyait si naïf s’est mis à rêver d’un autre destin.  Il décide d’agir au lieu de subir. Il décide d’appliquer ses propres protocoles pour conjurer le mauvais sort. Il retrouve la mémoire de ses ancêtres et interroge ses plantes pour échapper à la mort.

            Eurêka ! Voilà une réponse qui vient de la grande île, Madagascar. L’Artemisia, une plante qui a fait ses preuves dans la lutte contre le paludisme, est testée par l’Institut malgache des recherches appliquées et donne des résultats probants. L’OMS émet des doutes mais devant les massacres et la destruction de l’économie annoncés, la seule solution  qui s’impose est d’y aller. Le Président malgache révèle la bonne nouvelle à son peuple. Le «Covid-Organics» est né. Il va peut-être sauver l’Afrique, et pourquoi pas, le monde. Quelle belle revanche !

L.P.

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