La  représentante de Mende : «La particularité de cette étude se situe surtout dans le fait qu’elle ramasse les différents aspects des médias…»

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lambert_mende_omalanga_congo_zMonsieur le Président de l’Observatoire  des Médias Congolais (OMEC)
Distingués invités, à vos titres et qualités respectifs.
Mesdames et Messieurs,
 
 
 C’est pour nous un immense plaisir que d’être associée à la cérémonie de ce jour dans ce beau et magnifique cadre qu’est l’hôtel Venus à l’occasion de la présentation de l’ouvrage consacré à une étude sur l’Audiovisuel public dans notre pays.
Notre joie est d’autant plus grande qu’il s’agit d’un travail qui porte en majeure partie sur l’Audiovisuel public considéré comme l’âme des médias audiovisuels en République Démocratique du Congo.
A cet effet, nous ne pouvons que féliciter de tout cœur les auteurs de cette étude que l’on est une première dans notre secteur
Car, tout celui qui sait dans quelles conditions se mènent les recherches dans notre pays ne peut qu’apprécier à sa juste valeur le sens de nos félicitations dans un domaine aussi sensible que celui des médias.
La particularité de cette étude se situe surtout dans le fait qu’elle ramasse les différents aspects des médias en général et ceux de l’Audiovisuel en particulier.
Que cette étude ait connu un aboutissement heureux et satisfaisant mérite des fleurs de la part de tous ceux qui se sont déjà hasardés dans le domaine des recherches, lequel exige abnégation et privations au regard des multiples obstacles dont est parsemé ce parcours.
Cependant, tout en soutenant cette étude qui va dans le sens d’aider à l’amélioration de la gestion des entreprises de presse en général et celles relevant du pouvoir public en particulier, le Ministère de la Communication et Médias par le biais de son Ministre ne s’est pas empêché de formuler des observations face à certaines affirmations notamment en qui concerne la formation des journalistes, les conditions de travail et l’accès de certaines opinions à la RTNC, la concentration des stations de radio et des chaînes de télévision dans les grands centres urbains, quelques dispositions de la Loi qui régit le secteur des médias, etc …
En effet, les affirmations telles que « les journalistes sont mal formés ou sont de formation approximative » ne reflètent pas tellement la réalité pour la simple et bonne raison qu’il existe, depuis plus de 40 ans, des filières de formation en journalisme et en communication, lesquelles déversent, chaque année, sur le marché de l’emploi des centaines de cadres qui n’attendent que d’être bien utilisés pour servir.
S’agissant de l’Audiovisuel public, plus particulièrement de la RTNC 1 et•2, l’Etat Congolais consent, chaque année, d’énormes sacrifices financiers pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel. Tout le monde sait que des équipements (émetteurs et autres matériels) sont sans cesse renouvelés pour permettre à cette chaîne nationale de couvrir la majeure partie du pays. Et grâce à l’avènement de la TNT, la RTNC va, à n’en point douter, améliorer son rendement et mieux arroser l’espace national.
            En ce qui concerne la pléthore des stations de radio et des chaînes de télévision et leur concentration dans les grandes villes de la République Démocratique du Congo, un assainissement est en cours. Les médias qui fonctionnent en marge de la loi vont cesser d’exister s’ils ne se conforment aux textes légaux en vigueur.
            Du reste, à l’heure de la TNT, l’espace va s’en trouver réduit, étant donné que nombre d’entre ces chaînes de T.V. ne seront plus à même de répondre aux exigences du numérique et vont, par conséquent, disparaître d’elles-mêmes. Car, la rentabilité de toute entreprise de presse, principalement celle d’une chaîne de télévision est fonction du marché de la publicité, donc de l’économie et enfin de l’énergie électrique. Lorsque ces conditions ne sont remplies, l’on ne peut s’attendre à des entreprises de presse viables et/ou prospères.
            Nous ne saurions terminer ce mot de circonstance sans rappeler que le Ministère de la Communication et Médias n’a jamais ménagé le moindre effort pour qu’on arrive à la dépénalisation des délits de presse, de même que ce Ministère reste ouvert à des discussions sur certaines dispositions de la Loi portant exercice de la liberté de presse dans notre pays. Ce qui se justifie par le fait qu’une commission de mise en cohérence des textes régissant le secteur comprenant les Ministères et les Institutions compétents est mise sur pied en son sein.
            Tout en tenant compte de nos observations, il ne nous reste plus qu’à inviter les uns et les autres, principalement les opérateurs du secteur, à s’approprier cette étude qui va apporter un plus à l’amélioration de la gestion des médias en général et ceux de l’Audiovisuel en particulier, en Rd Congo.
Nous vous remercions.
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