La RDC juge inacceptables les accusations de Global Witness

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« Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers le ministère de l’Environnement et Développement Durable, tout en rappelant qu’il s’agit de la deuxième parution de l’ong Global Witness en moins d’une année sur le secteur forestier de notre pays, juge inacceptables les allégations portées à l’endroit des exploitants forestiers et condamne avec la plus ferme détermination les allégations portées sur les efforts du gouvernement en matière de gestion durable des ressources forestières de la RDC. Il rappelle à l’opinion publique tant nationale qu’internationale que Global Witness n’a aucune représentation ni accréditation pour exercer en RDC comme Ong ». C’est la réaction de l’Etat congolais faite devant les journalistes le samedi 23 mars, par le truchement du Secrétaire général à l’Environnement et Développement Durable, Benjamin Toirambe Bamoninga.

            Le numéro un de l’Administration environnementale répondait ainsi aux accusations de l’ong britannique Global Witness contenues dans son rapport intitulé « Acheteurs, soyez vigilants », rendu public le 15 mars 2019. Dans ce rapport, l’Ong incrimine les produits forestiers rd-congolais en général, et ceux provenant de la société IFCO (Industrie forestière du Congo) en particulier. Elle présente, dans ce rapport, les produits congolais comme étant à haut risque pour les marchés européens du fait des pratiques d’exploitation illégales et laxisme du gouvernement dans l’application des textes régissant le secteur de l’exploitation forestière.

            Pour le SG à l’Environnement et Développement Durable, les publications de Global Witness visent un seul objectif à savoir : jeter le discrédit sur les produits forestiers. C’est pourquoi elle est en train de mener toute cette campagne en vue de manipuler la communauté internationale.

            S’agissant de la conformité aux exigences nationales et internationales de l’exploitation forestière en RDC, Benjamin Toirambe a fait savoir qu’il y a une direction au sein de son ministère chargée du contrôle et vérification interne (DCVI), qui suit régulièrement l’activité d’exploitation forestière sur toute l’étendue du territoire national. Elle évalue la conformité des entreprises installées en RDC en confrontant leurs opérations d’exploitation à son système de vérification de la légalité (SVL), lequel répond aux exigences du règlement bois de l’Union européenne.

            Dans ces exigences, indique-t-il, il y a le droit légal d’exploitation qu’il faut au préalable obtenir avant de démarrer les activités ; la conformité des opérations de récolte du bois ; les droits des parties tierces dont les communautés locales et autochtones vivant aux environs des concessions forestières exploitées ; le transport et la commercialisation des produits forestiers ; le paiement des taxes et redevances inhérentes à l’activité forestière.

            En ce qui concerne l’investissement dans le secteur forêt en RDC, le Secrétaire général a fait savoir que le gouvernement congolais encourage la promotion des investissements dans ce secteur qui reste presque vierge à ce jour, et demande aux investisseurs de ne pas se décourager ou céder à l’intox que véhiculent certaines organisations pour des raisons inavouées. 

            S’agissant de la protection de l’environnement, de la conservation de la nature et de la lutte contre le changement climatique, il rappelle que la RDC est signataire de toutes les conventions de Rio. A ce titre, le pays se veut respectueux des décisions et résolutions issues de ces conventions.

Dom

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