La RDC interpellée sur sa quote-part à payer au Fonds Mondial

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Au cours de sa conférence de presse organisée au siège du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PNMLS), dans la commune de Kasa-Vubu, le Panel des associations de la société civile « Point Focal PALU » de la République Démocratique du Congo a exhorté le gouvernement congolais à revoir de manière significative le budget alloué au secteur de la Santé.

Le gouvernement est également appelé pour honorer ses engagements à l’international en versant la somme de deux millions de dollars américains de contrepartie auprès du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Ces trois pandémies déciment la population congolaise, faisant des milliers de veufs, de veuves et d’orphelins.

Cette demande expresse  des organisations de la société civile du secteur de la santé intervient en marge de la conférence Internationale de la  6ème reconstitution  des ressources du Fonds Mondial  de lutte  contre les trois maladies susmentionnées tenue du mercredi 09 au jeudi 10 octobre 2019, à Lyon, en France, et à la- quelle la société civile aurait souhaité que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, participe personnellement et y exprime de façon solennelle et officielle l’engagement de la RDC à traduire dans les actes le troisième Objectif du Développement Durable « ODD 3» et la garantie du  bien-être à toute sa population, en  renforçant le système de santé  d’ici  à 2023 et en accélérant  le progrès vers la  couverture maladie universelle.

            Cela recoupe les objectifs du Réseau Mondial des organisations de la société civile pour l’élimination du paludisme (CS4ME), en synergie d’actions avec le Réseau des défenseurs du Fonds Mondial de l’Afrique (Gfan Afrique).

            Dans son intervention du jour, le Point Focal Palu RDC, Dr Rachel Ndaya, en a appelé au sens de responsabilité des décideurs politiques congolais face à l’urgence d’accroître l’allocation intérieure de ressources pour la santé. Et ce, en vue d’un financement durable au profit des populations. Le paiement par la RDC de sa contribution (Fonds de contrepartie) est une priorité et une urgence, dans la mesure où notre pays fait partie des Etats du monde tenus à éradiquer le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme d’ici à 2030.Michel LUKA

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