La RDC doit rendre Bosco Ntaganda au Rwanda

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A présent que les masques sont tombés et que le général Bosco Ntaganda, que les autorités congolaises se sont évertuées à présenter, depuis des années, comme un Congolais de souche, a été finalement identifié par la CPI (Cour Pénale Internationale) comme un sujet rwandais, tout est clair. La République Démocratique du Congo, signataire du Statut de Rome portant créant de cette juridiction internationale en juillet 2002, ne devrait plus se sentir liée par le mandat d’arrêt international délivré contre ce criminel depuis le mois d’août 2006.

Kinshasa, longtemps accusée de protéger cet ancien proche collaborateur de Thomas Lubanga, présentement reconnu coupable de crimes de guerre (enrôlement et utilisation d’enfants mineurs dans un conflit armé en Ituri entre 2002 et 2003) est en principe quitte. Afin de lever toute équivoque au sujet de la présumée protection qu’il assurerait à Bosco Ntaganda, le gouvernement congolais devrait tout mettre en œuvre pour le faire arrêter et le renvoyer au Rwanda, son pays d’origine.
La réussite des opérations de traque de l’homme fort du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) à travers le Parc de Virunga, où sa présence est signalée depuis plus d’une semaine, s’impose. Certains décideurs politiques et militaires congolais qui étaient soupçonnés de jouer le double jeu d’ennemis de Bosco Ntaganda le jour et de parrains du même criminel la nuit, devraient se déterminer une bonne fois pour toutes.

Le retour de Bosco Ntaganda dans son pays d’origine, à l’image de son prédécesseur à la tête du CNDP , le général Laurent Nkunda Batware, aura le mérite de dédouaner complètement l’Etat congolais de toutes les suspicions de collusion avec un individu qui aura passé le plus clair de son temps en Province Orientale (Ituri) et au Nord-Kivu à tuer, voler, violer, piller, enrôler des enfants mineurs dans des zones de conflit.
Si  les gouvernants congolais veulent faire accréditer la thèse selon laquelle Bosco Ntaganda a trompé leur bonne foi en se faisant passer pour un Congolais, à l’instar des milliers d’étrangers qui franchissent notre frontière à partir de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, ils devraient donner aux FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) des consignes strictes et des moyens conséquents pour sa capture, dans les délais les plus brefs. Une attitude autre que celle de fermeté pourrait être interprétée comme une manœuvre de couverture de la fausse cavale du fugitif.

Kimp

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