La RDC doit jouer un rôle déterminant en Afrique

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Le directeur du département réduction de la pauvreté et gestion économique de la Banque mondiale pour la région Afrique, Marcelo Giugale, en mission à Kinshasa, a eu hier, des échanges avec la presse locale, co-animés avec la directrice des opérations de la Banque mondiale, Marie Françoise Marie-Nelly et Tony Verbeijen, spécialiste principal en secteur public, au nouveau siège de la Banque mondiale, sur boulevard Thatshi à Gombe.

En guise d’introduction, cet expert a fait une brève présentation de quelques atouts de la RDC, avant d’aborder ses problèmes. Pour Marcelo Giugale, la RDC est un pays entouré par neuf voisins, avec un potentiel important en ressources naturelles, avec des forêts immenses et importantes pour l’équilibre climatique. Un pays appelé à jouer un rôle clé en Afrique, et qui se trouve présentement à un moment important de son histoire.
Sur le plan économique, l’atteinte du point d’achèvement  a débouché sur un processus d’annulation de sa dette extérieure, lui permettant de reverser des fonds substantiels à l’amélioration des infrastructures et des services sociaux.

L’expert de la Banque mondiale a dressé le profil d’une croissance non partagée et noté que la stabilisation du pays et la croissance économique ont eu un impact positif sur les indicateurs clés de mesure de la pauvreté ( mortalité maternelle, taux de scolarisation…). Néanmoins, l’impact de la croissance économique sur l’emploi est négligeable. On a enregistré aucune croissance de l’emploi dans les PME. Ce profil de croissance pose en effet, de sérieux problèmes de soutenabilité.

Marcelo Giugale a alors évoqué les risques y afférents et identifié trois problèmes :  les faiblesses de la gouvernance, la faible efficacité de l’Etat et les défis d’infrastructures. Ce rappel de grandes lignes du mémorandum terminé, l’expert de la Banque mondiale, s’est prêté aux questions de journalistes, estimant que cela allait susciter un débat intéressant.

La BM a opté pour le principe «  être utile, mais pas influente »

A la question de savoir pourquoi la Banque mondiale qui était en programme avec le gouvernement congolais, a attendu 27 ans pour présenter ce second mémorandum économique, il a fait observer qu’à la reprise de la coopération structurelle, la RDC connaissait de problèmes sérieux dans presque tous les domaines,  aggravés par la guerre à l’Est. En outre, certains services de l’Etat ne parvenaient pas à assurer la collecte régulière des statistiques. D’où la difficulté de réaliser des études. Il a fait remarquer que le processus d’amélioration de la qualité des données fut un travail de longue haleine.

A ce sujet, Marcelo Giugale a prévenu que son institution n’impose rien à ses partenaires. Elle propose des solutions qui sont susceptibles de répondre aux problèmes qui se posent. Voilà pourquoi à la suite de nombreuses critiques, la Banque mondiale a opté pour le principe «  être utile, mais pas influente ». En effet, la Banque était très influente, ce qui lui a valu des critiques. Aujourd’hui, elle préfère être utile, laissant aux partenaires la latitude d’appliquer ou non ses recommandations. Car, la réussite d’un programme économique dépend en priorité de l’implication du gouvernement et des autres acteurs dans le pays.

La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo a remonté au début de la reprise de la coopération structurelle avec notre pays, pour rappeler les nombreux problèmes enregistrés vers la fin des années 90. Il fallait commencer, a-t-elle fait observer, par l’annulation de ses dettes extérieures. Si la RDC ne remboursait pas ses dettes, elle ne pouvait bénéficier d’aucun autre financement. Avec un budget de l’Etat en-dessous de 500 millions de dollars, il était impossible que la RDC puisse faire face à ses nombreuses difficultés, notamment la destruction des infrastructures, l’impaiement de ses fonctionnaires, le délabrement des infrastructures sociales… Il y avait aussi les conflits persistants à l’Est.
Avec d’autres partenaires, a indiqué Marie Françoise Marie-Nelly, il fallait restaurer les paramètres macro-économiques.
«Nous avons démarré en priorité, a-t-elle dit, avec des interventions d’urgence, comme faire marcher l’administration qui ne disposait pas d’ordinateur et alignait des effectifs doplus de 70 % étaient à l’âge de la retraite.»

Le gouvernement a formulé de grandes réformes sociales avec le DSCRP de première génération en 2006, a noté a directrice des opérations et d’ajouter que son institution a réalisé une série d’études dont l’analyse macro-économique.

 J.R.T.

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