La RDC bientôt dans le club fermé de l’OPEP

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Celui qui déposera sur la table des négociations la somme de 300 millions des dollars Us pourra gagner le contrat d’exploitation des gisements du pétrole dans le lac Albert. Cet appel lancé par le ministère des Hydrocarbures est tombé comme une bombe dans les milieux d’affaires de la capitale et toutes les places financières de la planète. Ce n’est pas tout, car Kinshasa a laissé entendre que le lac Albert regorge des gisements de l’ordre de 6 milliards des barils estimés à 420 milliards des dollars à raison de 70 dollars Us par baril. De quoi enticher tous les spéculateurs disséminés à travers la planète dont essentiellement les banques commerciales qui ne peuvent pas rater une telle aubaine.
Mais seulement voilà, Ces gisements identifiés sous le vocable des blocs 1 et 2 du Graben Albertine ont été attribués aux sociétés CAPRIBAT et FOXWEHELP. Celles-ci se sont engagées à s’installer sur lesdits sites d’ici deux semaines au plus tard. Cela, en vue de démarrer les travaux d’exploration et de faisabilité. Des sociétés opérant sous le label sud africain et britannique, a-t-o n appris des sources proches du ministère des Hydrocarbures qui notent au passage, sourire aux lèvres, qu’entre l’idée d’avoir de l’argent et le palper, il y a un océan à franchir.
Que va gagner la RDC dans ces contrats ? Il y a d’abord l’assurance de donner sur le marché de l’emploi à des dizaines des milliers de gens, ce qui donnera un coup de pouce à l’économie locale avec notamment la création des petites et moyennes entreprises. Au niveau national, outre les 15% que le pays conservera dans chacun de ces deux contrats, la coulée du premier baril signifiera que désormais le trésor public peut compter sur les différentes taxes directes et indirectes qui seront générées à cet effet.
En attendant la concrétisation de ces contrats, au ministère des Hydrocarbures, le ton est à l’attentisme, même si les deux sociétés aux capitaux sud africains et britanniques ont donné des assurances quant à la hauteur de leurs bourses et de leur expertise dans ce domaine si délicat.
Un rêve ou un bluff ?
Le montant colossal des réserves évaluées à  420 milliards des dollars Us est encore hypothétique car le prix du baril varie selon les cours du marché pétrolier à travers toutes les principales places boursières. De même, à considérer l’accident survenu récemment sur la plate-forme de la grande société pétrolière britannique B.P. au large des côtes Sud Est américaines dans l’océan Atlantique avec un bilan catastrophique sur le plan écologique, il y a lieu d’observer un recul face à des prévisions de ce genre.
Il sied de signaler que le pétrole a été découvert un peu partout sur le territoire national et que les gisements les plus riches sont situés dans le plateau continental, entre la RDC et l’Angola, au large des côtes de Banana et qui font l’objet d’un arbitrage international au niveau des instances des Nations Unies. On signale aussi des indices de l’or noir dans la plaine de la Ruzizi et dans la Cuvette Centrale. De quoi favoriser l’entrée de la RDC dans le Club fermé de l’Organisation des pays producteurs exportateurs du pétrole.  
Certes, dans un élan nationaliste, le gouvernement a promis le démarrage des travaux d’exploitation pour l’année prochaine ou au plus tard en 2012. Tous les regards sont donc tournés vers ce calendrier qui va donner certainement un coup de pouce au programme des cinq chantiers, essentiellement dans les divers domaines de la reconstruction des infrastructures routières, sanitaires, immobilières, scolaires, etc.
F.M.  
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