La RDC au banc des accusés

0
52

Sept experts provenant des pays membres de l’ONU ont examiné le rapport présenté par Mme Rachida MANJOO, Rapporteuse Spéciale du Conseil des Droits de l’Homme au sujet de la situation grave qui prévaut en RDC. D’une manière générale, il s’avère que la situation dans les territoires de l’Est est alarmante à tous points de vue. On observe de graves violations des droits de l’Homme et du Droit Internatianal humanitaire de la part des éléments des FARDC et des gropupes armés irréguliers. Outre les viols des femmes, on signale des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires, des déplacements forcés, des pillages et mauvais traitements divers et surtout des cas d’enrôlements forcés des enfants soldats dans les groupes des rebelles étrangers et locaux.

 Les sept experts de l’ONU ont relevé que toutes ces violations découlent de l’existence des réseaux criminels au sein des officiers supérieurs des FARDC intéressés par l’exploitation illégale des ressources naturelles.

 Même si certains cas des viols ont été réprimés par les autorités par le biais des procès qui ont abouti à des condamnations des personnes reconnues coupables, il ne demeure pas moins vrai que la réddition des comptes est possible lorsque la volonté politique existe, a signalé Mme Rachida MANJOO. Celle-ci a alors pris note de la volonté des autorités congolaises d’améliorer leur coopération avec la communnauté internationale dans le domaine de droits de l’homme, plus précisément en ce qui concerne les procédures spéciales. Elle a regretté les réponses tardives du gouvernement, la soumission tardive d’un plan d’action pour la mise en oeuvre des recommandations présentées à cet effet.
 Les sept experts sont convaincus que leur mandat manque de souplesse et de réactivité nécessaire pour assurer un dialogue avec les autorité congolaises. Raison pour laquelle ils ont émis le voeu de voir ler Conseil de Sécurité des Nations Unies examiner encore une fois la possibilité de créer un nouveau mandat de procédure spéciale spécifique à la République Démocratique du Congo. Un tel mandat, ont-ils indiqué, présenterait un mécanisme souple qui pourrait se concentrer sur l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Ce même mandat faciliterait l’engagement avec le gouvernement, les acteurs régionaux et internationaux en permettant aux différents acteurs de travailler de manière concrète et soutenue à la mise en oeuvre des recommandations existantes et de celles qui seront faites dans un proche avenir,a conclu Mme Rachida MANJOO.
 Les sept experts se sont occupés de la violence sur les femmes, ses causes et ses conséquences, les droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays, l’indépendance des juges et des avocats, le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, la situation des défenseurs des droits de l’homme, la question des droits de ‘homme et des sociétés transnationales et autres entreprises et les droits pour els enfants et els conflits armés.
 Les débats qui ont suivi cette présentation ont mis face-à-face d’un côté 13 représentants des Etats membres et de l’autre cinq délégués des organisations non gouvernementales. Pour clore ces échanges, Mme Rachida MANJOO a attiré l’attention du gouvernement congolais sur le fait que l’objectif des sept rapporteurs de l’ONU, appelés experts, a été de formuler des recommandations susceptibles de permettre une amélioration de la situation des droits de l’homme en RDC et plus particulièrement dans les territoires de l’Est. Elle a regretté l’absence des réponses de la part du gouvernement quant au rapport initial et l’a appelé à perfectionner le plan d’action global. Au sujet des élections prévues pour la fin de cette année en cours, Mme Rachida MANJOO a fait savoir que les autorités devraient reconnaitre clairement le rôle des journalistes et  donner des consignes aux éléments de la force publique pour qu’ils n’entravent pas leur travail.
      F.M.   

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*