La RDC appelée à ratifier la Convention de Kinshasa

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La semaine mondiale d’action contre la violence armée 2011 a été lancée hier mardi 13 juin 2011 dans la salle de conférences du centre interdiocésain de Kinshasapar l’abbé Alain Lomandja, en lieu et place de la sœur Marie Bernard Alima, secrétaire générale de la commission épiscopale Justice et paix. Il s’est dégagé lors de la rencontre de nécessité pour la Rd Congo de ratifier la « Convention de l’Afrique centrale sur les armes légères et de petit calibre », dite « Convention de Kinshasa », afin de contrôler tant soit peu la circulation des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale et de réduire la violence par les armes.

 Cette convention a été adoptée le 30 avril 2010 à Kinshasa et signée le 19 novembre 2010 à Brazzaville. Selon Albert Simabatu, directeur au ministère des Affaires étrangères,  contient 41 articles étendus sur 9 chapitres. Le texte  est actuellement au niveau du Parlement congolais.
L’un des chapitres de la Convention de Kinshasa, celui portant sur les mécanismes opérationnels, prévoit le marquage des armes légères et de petit calibre des armées régulières ainsi que des polices nationales. Le marquage permettra de connaître l’origine de l’arme et de sanctionner et aura certainement pour conséquence la baisse de la criminalité.

Un autre chapitre évoque la question de la sécurisation des stocks des armes en Afrique centrale. Pour cela, il faut construire de nouveaux magasins d’armement dans la sous-région et surtout en RD Congo où la plupart des magasins ont été construits à l’époque coloniale et ne répondent plus aux normes modernes de conservation. Si on entend parler des munitions qui ne font pas mouche aux combats c’est tout simplement parce que les conditions requises de conservation n’ont pas été bonnes.

Le professeur Flory Kayembe, représentant de la Rd congo et de l’Afrique à l’équipe internationale du contrôle des armes légères et de petit calibre, a entretenu les participants sur la problématique des armes légères et de petit calibre. Il a parlé surtout de la nécessité d’avoir une loi en la matière pour pouvoir contrôler les armes légères et de petit calibre. Dans les autres parties du continent africain, notamment en Afrique australe et en Afrique de l’Est, les Etats ont des documents de travail sur cette question et cela leur permet de lutter contre le commerce illicite des armes. La Convention de Kinshasa est appelée à combler le vide en Afrique centrale.

Le professeur s’oppose à l’approche de rachat des armes comme le fait le PAREC en Rd Congo (une arme contre 100 dollars américains). Il a indiqué que cette méthode n’a pas donné les résultats escomptés en Afrique du Sud. Se rendant compte de cela, le pays de Nelson Mandela a procédé par la création des emplois pour les détenteurs des armes. En Rd Congo, l’Etat n’arrive pas à créer des emplois, n’y a-t-il pas une autre alternative ? A cette question, le professeur a répondu qu’il n’en voyait pas une autre approche pour occuper autrement ceux qui vivaient grâce à la détention des armes.

Le danger reste permanent en Rd Congo, surtout qu’une étude partielle de 2008, non encore publiée et réalisée par deux ONG belge et allemande dans l’ancienne province du Kivu et l’Ituri, estime à plus ou moins 300.000 armes détenues par la population civile.   
Concernée au plus haut point par la question, la Rd Congo est ainsi appelée à ratifier cette convention qui porte le nom de sa capitale pour que les autres pays suivent l’exemple. Il est prévu que la convention entre en application dès que 6 pays sur 11 la ratifient. Ratifier cette convention permettra certainement à l’actuel gouvernement et au parlement de donner un cadeau au peuple congolais pour marquer en lettre d’or la fin d’une législature caractérisée par une insécurité croissante à travers tout le pays et marquer le début d’une nouvelle ère de paix au pays.

Jean- René Bompolonga

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