La protection des journalistes au centre des discussions du 2è Congrès de la FAJ

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La Fédération Africaine des Journalistes (FAJ) a tenu à Harare, du 27 au 28 mars dernier, son 2ème Congrès ordinaire après celui de Nairobi en novembre 2008. Le thème général de ces assises était « Par delà 2010 : Forger notre avenir. Pour des syndicats plus forts, un travail décent et un journalisme de qualité en Afrique ». Les travaux du Congrès se sont déroulés au Raibow Towers Hotel, à Harare.

 Au cours des débats, un accent particulier a été mis sur la sécurité des journalistes sur le continent. Le constat est, en effet, amer : 13 journalistes tués en Afrique en 2009 dont 9 en Somalie, au moins 35 professionnels des médias croupissent dans les prisons dont 19 en Erythrée, 4 au Cameroun et en Ethiopie et 3 en Egypte. De nombreux autres sont contraints à l’exil. A ce jour, a dit  le Président de la Fédération Internationale des Journalistes Jim Boumelha à l’ouverture du Congrès, au moins 400 journalistes ont fui le continent pour échapper à la répression. C’est intolérable ! Des pays comme l’Ethiopie, la Gambie et la Guinée Equatoriale ont été indexés.

Campagne contre l’impunité

Dans ce contexte, le 2è Congrès de la FAJ qui a réuni des journalistes de 30 pays africains a décidé de poursuivre et accentuer la campagne contre l’impunité accordée aux prédateurs de la liberté de la presse. Les congressistes ont également résolu de redoubler les efforts afin d’obtenir la réforme des lois liberticides contre la presse en Afrique, tout en exerçant des pressions pour la libération des jornalistes emprisonnés et le retour sans condition au pays pour ceux qui vivent en exil.

Obstacle à la paix et à la démocratie

La liberté de la presse n’est pas négociable ! Tel était le credo des participants à ce 2è Congrès de la FAJ. Le message que les journalistes africains ont lancé aux dirigeants politiques du continent est clair : « La violence contre les journalistes constitue un obstacle à la paix, au développement et à l’instauration de la démocratie en Afrique ». Le ministre zimbabwéen des Finances, qui a ouvert les travaux du Congrès, a été direct : « Les médias sont l’oxygène de la démocratie », a-t-il fait observer dans son allocution.

Ce message des journalistes africains a reçu le soutien de l’UNESCO, de la Fédération Internationale des journalistes, de Solidarity Center et de l’Union Africaine par le truchement du Vice-Président, Erastus J.O. Mwemcha.

La RDC au Comité directeur de la FAJ

L’un des points inscrits à l’ordre du jour du Congrès était le renouvellement du Comité directeur de la Fédération. A cet effet, à l’issue d’un vote démocratique secret, les sept (7) membres titulaires ont été élus. Il s’agit de Omar Faruk (Somalie), Ndey Tapha (Gambie), Foster Dongozi (Zimbabwe), Mohamed Garba (Ngieria), Stanis Nkundiye (RDC), Stephen Ouma (Ouganda) et Zied El Heni (Tunisie).

Les deux membres suppléants sont Bright Blewu (Ghana) et Alexandre Niyungeko (Burundi).  Les membres du Comité nouvellement élus ont renouvelé leur confiance au bureau sortant qui est constitué de Omar Faruk (Président, Foster Dongozi (Vice-président) et Ndey Tapha (Trésorière). Le Congrès de la FAJ, qui a été partiellement financé par l’UNESCO, a connu la participation du Directeur général adjoint de cette agence de l’ONU, M. Mogens Schmidt, de Mme Michelle Stanistreet, Secrétaire générale adjointe du syndicat des journalistes de Grande-Bretagne, Bettina Peters de Global Forum for Media Development et Matata Tsedu de African Editors Forum.

Les congressistes ont, de manière unanime, salué les efforts du gouvernement du Zimbabwe qui a lancé un signal fort en direction des médias et des journalistes en acceptant d’accueillir les assises qui ont bénéficié de l’attention des ministres des Finances, du Tourisme et de l’Information.

Une visite guidée à Victoria Falls a permis aux congressistes de se rendre compte des efforts fournis pour développer le secteur touristique au Zimbabwé. 

Stanis Nkundiye

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