La pègre sème la terreur dans les «Flats»

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Devenus il y a peu, des coins de retraite privilégié pour des pères de famille stressés en quête de solitude, et des amoureux à la recherche des moments d’intimité, ainsi qu’un oasis de paix pour des malades convalescents pour un prompt rétablissement et un lieu de méditation pour des pasteurs, ainsi que des espaces de solitude pour des intellectuels en vue d’une meilleure réflexion, quelques flats qui surgissent de terre, ces derniers temps, et surplombent certains quartiers de la ville de Kinshasa, viennent d’être visités par des malfaiteurs. Tout un motif d’inquiétude pour toutes ces personnes qui se sentent poursuivies par des bandits et donc, dans l’insécurité.

 Si certains membres de la pègre y ont trouvé un lieu de refuge, les autres en ont constitué un terrain de prédilection de cambriolage et des hold up.
 Le rappel de quelques faits enregistrés les mois passés à Kinshasa montre que le banditisme tient à frapper partout, quand il veut. Preuve que l’insécurité ne sera pas éradiquée pour bientôt.

 

Quelques cas de vols à main armée au quartier Kimbangu

 La semaine passée, la traque des malfaiteurs par le Bataillon de la police d’investigations criminelles a donné une maigre moisson. Dans les filets des enquêteurs, sont tombés deux bandits que la police recherchait activement depuis le mois de mars. C’était de redoutables membres de la pègre kinoise, celle-là qui ne cesse de donner des insomnies aux services d’enquête de la police.
Leur palmarès, véritable indicateur de leur gabarit, affichait une litanie d’actes de banditisme. 
 A l’issue de l’interrogatoire serré des suspects, la confrontation successive des  témoins et prévenus, il est apparu que les deux bandits n’étaient autres que  le 1er sergent-major Eric Kwakala Ndombe et  Albert Kipoliongo Balingo alias Etats-Unis.
 Dans leurs aveux, ils ont cité quelques forfaits majeurs. Le premier remonte au 16 mars 2010, vers 22 heures. Cette nuit-là, le chef de bande Kwakala Ndombe a conduit ses acolytes sur l’avenue Isangi n° 175, commune de Lingwala. 
 Quelques clients qui ne s’imaginaient pas que leur séjour serait perturbé.
 Vers 22 heures, alors qu’ils suivaient des informations musicales et des films sur le petit écran, on frappait à la porte. Dès qu’elle est ouverte, les malfaiteurs les  ont braqués. Une seule exigence : l’argent « Des devises ou la monnaie locale, sinon vous êtes des hommes morts ! a tonné le 1re sergent-major Eric Kwakala Ndombe.
 Traumatisés, les couples ont tout donné :  devises, téléphones portables, des bijoux et deux appareils photos.
 Certains d’avoir tout arraché, les bandits ont alors filé, non sans avoir brutalisé leurs victimes et tirés une fusillade en l’air.    
 Un mois plus tard, ils ont signé un autre hold up au Centre médico-chirurgical «  La Brèche » situé sur avenue Kato Nord n° 13, commune de Lingwala.
 Ici, ils ont menacé d’abattre le médecin de garde à qui ils ont arraché la somme de 480 dollars, 35.000 FC, un ordinateur portable, et sept téléphones appartenant aux malades et aux infirmiers, ainsi qu’un lot des produits pharmaceutiques.
 Après leur arrestation, indique une source, ils ont montré à la police leur cache d’armes qui se trouve dans la broussaille de l’Ecole technique professionnelle de la Gombe. Les enquêteurs y ont déterré une arme Fa bien emballée portant le n° 16940, dotée d’un chargeur garni avec six cartouches.
 Compte tenu de la gravité des faits infractionnels commis, l’association des malfaiteurs et vol à main armée, l’OPJ a transmis le dossier judiciaire, les pièces à conviction, ainsi que les deux prévenus à l’Auditorat militaire de garnison de la Gombe. 
Quartier Kimbangu, commune de Kalamu, dans la nuit d’un week-end d’avril, quatre voleurs à main armée ont fait irruption dans des flats situés sur la 7 ème rue, après avoir neutralisé les vigiles, ligoté les garçons de chambre. Le champ devenu libre, ils ont soumis la plupart des chambres occupées à une fouille systématique. Il était 2 heures du matin. Dehors, les rues désertes étaient surveillées par deux guetteurs armés avec consigne de tirer sur tout gêneur. Dans les flats, les bandits qui opéraient en toute quiétude, ont exigé des devises ou de l’argent aux victimes, avant de leur arracher les téléphones portables et autres biens importants.
Ils sont repartis en tirant des coups de feu en l’air, une façon de saluer le succès de cet acte de banditisme et prévenir les éventuels poursuivants qu’ils sont armés et prêts à les affronter. Cette bande des malfaiteurs court toujours les rues.
 A la lumière de tous ces braquages commis souvent la nuit, force est de constater que la pègre kinoise continue à défier, sinon à narguer les patrouilles nocturnes de la police.
 L’inspection provinciale de la police doit se ressaisir et réorganiser ces rondes de la police qui quelques fois ont mis en déroute des malfaiteurs et empêché que des braquages se commettent dans certains quartiers.
                                   
 J.R.T.

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