La MESP a présenté pour 2014 un bilan largement positif

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Les membres du Conseil d’Administration (C.A.) de la Mutuelle des Enseignants (MESP) de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) ont tenu leur assemblée générale ordinaire, le samedi 04 avril 2015, au Centre Nganda, dans commune de Kitambo, conformément aux prescrits de leurs statuts. Plusieurs personnalités et dirigeants du secteur éducatif, des représentants des gestionnaires des provinces éducationnelles et des syndicats des enseignants, membres du C.A. de la MESP étaient présents à ce rendez-vous qui avait pour objectif de faire le bilan de ce qu’a été l’exercice 2014 de cette mutuelle. Ce bilan devait passer par l’évaluation de l’exécution de la Feuille de route et de la gestion de la mutuelle en vue d’obtenir de l’Assemblée générale les orientations nécessaires pour le prochain exercice.

Prenant la parole à cette occasion, Guy Mafuta, président du Conseil d’Administration a signalé qu’il sera aussi question de faire part à l’assemblée des défis qui s’imposent, des perspectives d’avenir et des moyens requis pour atteindre ces objectifs, notamment la question du paquet des soins et de ses implications. En cela, il a fait remarquer que la MESP prenait en charge toutes les pathologies ; ceci relève d’une option politique levée par le Gouvernement de la République, partenaire privilégié de cette structure. Il a constaté que cette option était parfaitement fondée, du fait de la couche sociale, l’Enseignant, concernée par la MESP : cet enseignant aux revenus modestes qui arrive à bénéficier des soins de santé de qualité par la magie de la solidarité devant le risque.

En trois ans de fonctionnement : plus de 200.000 personnes (enseignants, conjoints et enfants) ont été pris en charge pour les soins de santé

Le constat fait par l’Assemblée générale montre la montée fulgurante du nombre d’enseignants pris en charge pour leurs soins de santé : au total 43.500 enseignants pris en charge dont 39.000 pour Kinshasa et 4.500 pour Lubumbashi. Si l’on y ajoute les conjoints et les enfants en charge ou sous tutelle, ce chiffre dépasse largement 200.000 personnes dont les soins de santé sont pris en charge par la mutuelle. Selon les statistiques, la moyenne d’âge des bénéficiaires de la MESP est de 45 ans ; une tranche d’âge pour laquelle des soins plus appropriés et une attention plus soutenue sont requis, car les pathologies y recensées résument, en elles-mêmes, l’importance de la question et du coût des soins. Ces chiffres constituent un véritable succès pour une mutuelle qui n’a à peine trois ans de fonctionnement et dont le coup d’essai tenté par le gouvernement – en lançant fin 2011 cette mutuelle – est en passe de se révéler un coup de maître. En face d’une telle performance, les enseignants, à travers leurs syndicats, se sont montrés enthousiastes et des chauds partisans de ce projet ; ils n’ont de cesse de proposer son implantation à travers toutes les provinces de la République pour soulager les familles de leurs camarades enseignants.

Plusieurs personnalités conviées également à cette rencontre ont confié leur satisfaction de constater le niveau de fonctionnement que la MESP a atteint. Cela est particulièrement frappant si l’on considère l’hostilité qu’affichaient au moment de son lancemet certaines gens, acteurs du secteur éducatif ou membres des mutuelles préexistantes qui voyaient à travers l’initiative gouvernementale la fin de certains privilèges ou l’annonce de la prochaine décadence de leurs organisations mutualistes.

La MESP à la conquête des provinces : des statistiques éloquentes pour 2013 et 2014

Se penchant sur des statistiques lui livrées par des services compétents, le Président du Conseil d’Administration a précisé que pour l’exercice 2013, la MESP a pris en charge 221.645 épisodes (cas) maladies ; tandis que l’exercice 2014 aura enregistré 257.504 cas dont 13.125 pour la ville de Lubumbashi. Par ailleurs, les mêmes statistiques indiquent qu’environs 21.000 affiliés se sont fait identifiés durant l’exercice passé ; une année qui a connu l’extension des activités de la MESP dans la cité minière de Kipushi et à Kafubu dans la province du Katanga. Il a aussi noté pour la même année 2014 la réalisation des missions de récolte des données pour une extension imminente dans les villes de Mbandaka et Kisangani, respectivement dans la Province de l’Equateur et en Province Orientale. Pour une gestion saine, transparente de la MESP et pour assurer une traçabilité de la dépense, Guy Mafuta a signalé, sur le plan interne, l’élaboration des manuels de procédure pour une rigueur voulue et décidée dans les actes posés. Il a mis à profit ce moment pour saluer l’initiative prise par le ministre de l’EPS/INC, Maker Mwangu Famba qui a saisi son collègue de Finances pour trouver une solution au sujet de la comptabilisation de la subvention de l’Etat en faveur de la MESP.

Le défi majeur auquel la MESP est confronté est celui de sa pérennisation, Guy Mafuta s’est montré très conscient, jusque dans la rigueur de gestion imposée aux agents. Pour cette raison, il n’a pu passer sous silence la volonté du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange qui a voulu la mise sur pied de cette association au profit des familles des enseignants et la modernisation du secteur de la santé par le Projet d’Equipement des Structures Sanitaires (PESS), projet exécuté par le ministère de la Santé à travers les provinces. Et c’est grâce à l’offre médicale, a conclu le Président du C.A. de la MESP, que cette association assure les soins de santé de qualité de ses affiliés.

SAKAZ

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