La gratuité à l’épreuve du terrain : l’Anapeco contre le statu quo dans les écoles

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Bongi Loji, fonctionnaire de son Etat, est membre d’un Comité de parents de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO). Il s’est confié hier mardi 12 octobre à notre journal pour décrier le statu quo observé dans le paiement des frais scolaires sur toute l’étendue de la Ville-province Kinshasa, malgré que l’Etat a annoncé avoir pris en charge certains frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires au niveau de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP), tels que les frais de fonctionnement des directions provinciales, sous-divisions, coordinations et sous-coordinations etc. Responsable de quatre enfants répartis dans plusieurs écoles conventionnées de la capitale : Collège Saint Raphaël à Limete ; Collège Bosembo et Institut Mgr Bokeleale, dans la commune de la Gombe, il a tenu à préciser que dans toutes ces écoles, les frais n’ont jamais changé. Les parents ont toujours payés comme par le passé, c’est-à-dire, comme avant que la Banque mondiale n’accepte de supporter les frais de fonctionnement de ces bureaux à travers le projet Purus.

          Sans vouloir particulariser excessivement la question pour une école, il note que pour toute une année, les frais engagés pour un élève dépassent facilement les 500$. En plus, précisent-il, la chasse aux élèves non en règle de paiement de frais scolaires se porte très bien. Et les enfants issus des milieux pauvres ne sont pas acceptés parce que ne remplissant pas les conditions financières pour y être inscrits. Il conclut en soulignant qu’à Kinshasa, les parents n’ont pas senti les bienfaits des frais Purus octroyés trimestriellement par la Banque Mondiale pour hâter l’avènement d’une scolarisation universelle au niveau primaire et faciliter l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de l’Education Pour Tous (EPT). Pour Bongi et l’Anapeco, la gratuité au niveau des 1er, 2ème et 3ème primaires que l’ensemble des provinces s’efforce à appliquer présentement – exceptées deux villes : Kinshasa et Lubumbashi – risque d’être un leurre dans la capitale si la tricherie des gestionnaires persiste. 

2011-2012 : gratuité scolaire en 1ère, 2ème et 3ème primaire à Kinshasa 

          En sa qualité d’éducateur et de parent, Il a dit « chercher à attirer l’attention des autorités scolaires nationales et provinciales, particulièrement celles de la Ville de Kinshasa où l’application de ces mesures augure des difficultés plus coriaces que dans l’arrière pays ». Il a tenu à parler parce qu’il sait que la gratuité scolaire au cycle primaire sera de mise dans la capitale, l’année scolaire prochaine ; selon les prévisions du gouvernement à travers le communiqué du ministre de l’EPSP. Il accuse la mollesse des responsables provinciaux de l’Enseignement qui ne veulent pas punir les gestionnaires véreux. Il prévient que l’Anapeco est prête à marcher au mot d’ordre de son président si les parents sont toujours roulés dans la farine, malgré les efforts du gouvernement pour la scolarisation universelle qui n’atteint pas les familles démunies à cause de la cupidité des gestionnaires des écoles. 

SAKAZ

 

 

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