La Fondation Roi Baudouin prime en RDC

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Deux sociétés congolaises, Mecreco et Novacel, ont été gratifiées, hier lundi 21 mai 2012 au siège de la Fédération Congolaise des Entreprises à Gombe, du prix « Gouvernance d’entreprise en RD Congo » par la Fondation Roi Baudouin. D’une valeur de 15.000 euros remis à chacun des lauréats, ce prix institué depuis 2010 en Belgique sera désormais décerné une fois tous les deux ans aux entrepreneurs congolais particulièrement méritants dans l’observance des impératifs écologiques, de responsabilités sociétales et de gestion d’entreprise. 
En effet, a expliqué Franck De Coninck, ambassadeur honoraire belge, ce Fonds Gouvernance d’Entreprise en RDC vise essentiellement à mettre en relief les aspects positifs de notre pays au-delà des clichés négatifs qui lui sont collés, à tord ou à raison.
  A l’occasion de la première édition de ce prix, le jury composé des Congolais et Belges ont porté leur choix d’abord sur la Mecreco qui est une mutuelle d’épargne et de crédit(MECRE). Cette société coopérative créée à Goma en janvier 2001 à l’initiative de Deo Katulanya, actuel président du Conseil d’administration de Mecreco, a un réseau de 21 Mecre et «38 agences reparties dans 6 provinces de la RDC (Nord et Sud Kivu, Maniema, Province Orientale, Bas-Congo et Kinshasa) et compte 91.877 coopérateurs actifs. Avec son portefeuille d’épargne de plus de 29 millions USD, son public est constitué essentiellement de groupements de mamans ayant des activités génératrices des revenus et de salariés. D’après le jury, la lauréate Mecreco doit son prix, entre autres, au succès rencontré ces dernières années à travers le pays et qui s’explique notamment par la recherche de professionnalisation accrue et l’exigence de rester proches des besoins économiques et sociaux des clients et des employés. 
Ensuite, la deuxième lauréate, la société Novacel dirigée par Olivier Mushiete est, quant à elle, une niche écologique installée à Ibi village au plateau de Bateke, près de Mbakana dans la commune de Maluku. Son action consiste à convertir une savane peu productive en une source de biomasse abondante et renouvelable. Ce projet a été officiellement enregistré en février 2011 comme projet de du mécanisme pour un développement propre prévu dans le protocole de Kyoto car son investissement permet une production forestière durable selon les cycles de 2 ans à 30 ans. 
Il convient de signaler que pour les deux entreprises, les populations locales bénéficiaires sont impliquées par la forte intensité de main d’œuvre qu’elles utilisent. 
 
Tshieke Bukasa
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