La FEC en rébellion contre le Conseil d’Etat jusqu’où ?

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Le staff de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) conteste visiblement la décision du Conseil d’Etat, prise le vendredi 27 décembre 2020, et portant annulation des élections de nouveaux membres de son Conseil d’administration, intervenue le jeudi 26 novembre. Selon l’organisation patronale, cette haute cour ne serait pas compétente pour examiner la requête soumise à son examen par un de ses membres, qui s’estimait injustement écarté des scrutins. Evoquant son caractère d’ASBL (Association Sans But Lucratif), elle a revendiqué sa non- appartenance au champ d’action du Conseil d’Etat. Dans l’entendement de la FEC, les élections du jeudi 26 novembre étaient régulières et ses résultats opposables aux tiers.

                  La FEC étant manifestement en rébellion contre le Conseil d’Etat, jusqu’où va-t-elle camper dans sa position ? Les observateurs se demandent si elle va faire barrière à la décision  de juridiction renvoyant tout le monde à un nouveau round électoral, à programmer dans les 15 jours, à dater du 26 novembre 2020. On sera curieux de savoir, à l’échéance fixée à l’un des greffiers du Conseil d’Etat pour la convocation et la tenue de nouvelles élections, si la FEC va finalement jeter l’éponge ou maintenir le bras de fer engagé, jusque-là, uniquement sur le terrain médiatique et celui des réseaux sociaux.

                  Rappelons que le Conseil d’Etat a donné les pleins pouvoirs au greffier concerné pour vérifier la conformité aux conditions d’éligibilité consignées dans les statuts des dossiers des candidatures des futurs prétendants membres du Conseil d’Administration de la FEC. Il lui appartient également de vérifier la qualité d’électeur de chaque participant à la nouvelle assemblée générale élective.

                  On pense, dans plusieurs milieux, que certains membres du patronat congolais, forts de leur position de monopole dans l’importation et la commercialisation de certains produits, notamment les hydrocarbures, les vivres frais et secs, le ciment, les pièces de rechange pour véhicules, les intrants de la bureautique, les matériels informatiques, les téléphones… se croient capables de mettre à genoux l’Etat congolais. Le bon sens devrait pourtant leur commander l’humilité car dans un Etat de droit, la force reste à la loi.

                                                                                                             Kimp

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