La desserte en eau potable passe par la réforme de la Regideso

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Le ministre de Développement rural, Undji Yangya, a invité tout le monde : gouvernement, bailleurs de fonds et la population, à soutenir la réforme de la Régideso. Pour lui c’est la condition sine qua non de l’amélioration de la qualité de l’eau à travers le pays, principalement dans les grands centres urbains. Cette déclaration a été faite le vendredi 16 avril 2010, lors de la cérémonie de clôture des Deuxièmes journées  portes ouvertes (JPO) du secteur de l’Eau et Assainissement, organisées pendant quatre jours, au Grand Hôtel Kinshasa (soit du 13 au 16 avril 2010). Pendant ces quatre jours, les exposés et travaux ont tourné autour du thème : « Investir dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement en Rd Congo ».

Tout en saluant la tenue de ces journées, le ministre a exhorté les participants à accompagner la Regideso dans le  processus de sa restructuration qui passe principalement  par de nouveaux investissements, l’amélioration de ses installations devenues vétustes et de ses prestations et services.

Parmi les recommandations, les participants ont suggéré l’investissement sur une même base des données  et la poursuite de la réforme qui doit faire de la Régideso une entreprise réllement commerciale.

Stratégie sectorielle du gouvernement

Le secrétaire exécutif du Conseil national d’actions de l’Eau et Assainissement (CNAEA) a, pendant ces assises, expliqué la stratégie sectorielle du gouvernement de la Rdc, telle que définie dans la lettre de politique sectorielle de l’hydraulique urbaine publiée en novembre 2008. A ce sujet, la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement pour le développement du secteur de l’eau potable en milieu urbain s’appuierait sur un programme sectoriel coordonné bassé sur : les investissements ; les réformes institutionnelles et, le développement des capacités des acteurs du secteur de l’Eau et Assainissement.

En ce qui concerne le milieu périurbain et le milieu rural, la stratégie du gouvernement telle que définie dans le DSCRP prévoyait la mise en place des systèmes autonomes de gestion communautaire dans le cadre de la politique de décentralisation et de développement rural, ainsi que des entreprises locales de génie civil et d’ingénierie. Un plan d’implantation progressive d’unités de forage dans les 26 provinces devrait aussi être étudié en vue d’accélérer l’accès des populations de l’arrière pays à l’eau potable.

L’Ong « Adir » a préconisé, pour le bien de la population périurbaine et rurale, l’autonomie de gestion des infrastructures de distribution d’eau potable installées et livrées par les bailleurs de fonds ou le gouvernement. Elle a, à ce sujet, donné plusieurs exemple, où un comité élu démocratiquement veillait sur la source d’eau potable aménagée pour la communauté ou la pompe. Une taxe permet des recettes qui peuvent payer un personnel permanent, entretenir la source et faire des investissements (tel que l’achat d’un groupe électrogène) pour sécuriser dans le temps la source d’eau. De cette façon, le premier investissement fait par le gouvernement ou le bailleur de fonds permet à la communauté de l’entretenir et même d’en acheter d’autres sans recourir  à un nouveau don.  

Sakaz et Dorcas Nsomue

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