La CTB finance Edukor avec 10 millions d’Euros pour 5 ans

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ctbLes problèmes de développement rural et de relance de l’économie au Kasaï oriental, longtemps demeurés un véritable casse-tête pour les opérateurs économiques du secteur privé, les paysans et la population locale, pourraient trouver des solutions adéquates dans les années à venir. Et pour cause ! La Coopération technique belge a décidé de soutenir le sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, à travers le «  Programme d’appui à l’enseignement technique et à la formation professionnelle au Kasaï oriental ( EDUKOR).

Par ce programme mis en œuvre par l’Agence belge de développement, la CTB tient à booster dans le cadre de son partenariat avec le gouvernement congolais, la formation de la main d’œuvre spécialisée dont ont tant besoin les petites et moyennes entreprises industrielles et agricoles. Pour ce faire, ce programme bénéficie d’un financement de 10 millions d’Euros et sa durée d’exécution est de cinq ans. Il couvre, comme il faudrait le signaler, la province du Kasaï oriental et le territoire de Ngandajika dans la province de Lomami.

EDUKOR qui s’appuie sur des écoles techniques et des centres de formation professionnelle de la province, a ciblé en priorité quelques filières, notamment construction, mécanique automobile, électricité et agriculture dont l’impact sur le développement rural est indéniable.

Aujourd’hui, une prise de conscience collective habite les acteurs du secteur de l’éducation, des représentants des employeurs et de la société civile, qui tous, ne jurent que par la nécessité de créer une véritable synergie d’action entre eux, en promouvant le partenariat public-privé, pour ainsi parvenir à l’adéquation formation-emploi. Tel est l’objectif que s’était assigné EDUKOR en organisant à Mbuji-Mayi au début du mois d’octobre de cette année, un atelier de deux jours qui a permis à tous ces intervenants d’assurer une meilleure qualité de l’enseignement technique et la formation professionnelle et faciliter ainsi l’accessibilité des jeunes filles et garçons dans le monde de l’emploi.

On peut rappeler à l’occasion, que cette synergie s’est avérée bénéfique pour tisser des relations de partenariat entre le monde de l’éducation et celui de l’emploi, au point qu’aujourd’hui, la participation des entreprises dans le cycle de formation des élèves et des apprenants offre des avantages certains, dont entre autres, familiariser les apprenants avec le monde du travail et leur assurer une meilleure insertion professionnelle après la formation.

Sur base de la cartographie des entreprises en partenariat avec EDUKOR, les stages des apprenants des centres de l’ETFP dans le secteur privé et l’insertion professionnelle de ces derniers après la formation, jadis inenvisageables, sont aujourd’hui assurés.           A Mbuji-Mayi, on se préoccupe aussi du faible taux de représentativité de la jeune fille. Pour les dirigeants d’EDUKOR, il s’avère important de mettre en place un plan stratégique qui tienne compte du genre au niveau de toutes les instances. Ce plan, avons-nous appris dernièrement, s’élargira à l’insertion professionnelle des apprenants en général, avec un regard attentif sur l’accompagnement des filles.

Pour besoin d’indicateurs objectivement vérifiables, une base de données des finalistes disponibles sur le marché de l’emploi, sera créée et mise à jour à temps réel.

J.R.T.

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