La construction de l’avenue « Lumière » renvoyée à janvier 2011

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Evénement par excellence célébré, cette année 2010, par une seizaine des pays africains, le Cinquantenaire de l’indépendance de la République de Côte d’Ivoire a été cependant commémorée dans la sobriété.
 
            En effet, avons-nous appris des sources diplomatiques ivoiriennes en RD Congo, le samedi 7 août dernier seul un cérémonial militaire s’est déroulé à Abidjan, la capitale, sur l’esplanade du palais présidentiel, en présence du président Laurent Gbagbo et ses invités. Au cours d’une conférence de presse tenue vendredi 6 août dans sa résidence, Guillaume Ahipeaud, ambassadeur de la Côte d’Ivoire en RD Congo, a indiqué qu’initialement le Chef de l’Etat ivoirien se proposait d’organiser des festivités à la mesure de l’événement. Mais, pour tenir compte des contingences d’ordre interne liées à la situation politique du pays, les réjouissances ont été ramenées à des manifestations brèves. « Pourquoi devrions-nous fêter alors que le pays n’est pas toujours réunifié ? Le nord est toujours entre les mains des forces rebelles qui continuent à percevoir des taxes…

 Les Ivoiriens sont fatigués de cette situation de ni paix, ni guerre ; les vraies manifestations fastes sont reportées après les élections », a expliqué Guillaume Ahipeaud. Avant d’ajouter qu’au moins les pays tels que la RDC ont des raisons de festoyer car les autorités sont officiellement élues, des institutions légitimes installées, des travaux d’Hercule entrepris etc.
            Néanmoins, pour marquer d’une part, la solidarité de la Côte d’Ivoire et d’autre part, pour exalter la fraternité africaine, le diplomate a déclaré que le président de la République avait donné son accord pour un passage des 16 drapeaux des pays africains ayant accédé à l’indépendance en 1960. « Ces drapeaux suivront immédiatement celui de l’Etat de Côte d’Ivoire et seront portés en 4 colonnes de 4 rangs par des élèves militaires dans l’ordre alphabétique ».

 
Elections le 31 octobre : un défi 

 
            Reportées à plusieurs reprises depuis près de 5 ans, les  élections tant attendues par les Ivoiriens et la Communauté internationale sont cette fois fixées au 31 octobre prochain. « Nous pouvons nous permettre de fixer la date car c’est nous qui les finançons en grande partie. Mais le défi est assez énorme car il faut beaucoup d’argent. Déjà tout le monde est d’accord et on attend aussi l’apport de la Communauté internationale », a expliqué Guillaume Ahipeaud, tout en soulignant que l’optimisme est permis d’autant plus que la Commission électorale est dirigée par l’opposition.
            Partisan d’une indépendance intégrale des pays africains, particulièrement du sien, l’ambassadeur a confirmé le « NON » de son pays à défiler sur les Champs-Elysées français à l’occasion du 14 juillet. « Nous avons eu l’indépendance littérale. Nous sommes en train de nous battre pour l’indépendance politique, économique, culturelle etc. pour notre peuple… » a-t-il déclaré tout en se réjouissant de constater que son pays ne souffre plus d’aucune immixtion de la France dans ses affaires internes.  
            Pour rappel, c’est depuis le 19 septembre 2002 que la mutinerie a commencé dans ce pays, entraînant la 2ème ville du pays, Bouaké, et la principale ville du nord, Korogho, sous contrôle rebelle. Après l’arrivée des premiers renforts français pour assurer la sécurité des étrangers en général, des ressortissants français en particulier, le 22 septembre 2002, les rebelles et le gouvernement signèrent un accord de cessation des hostilités dont le contrôle a été confié à la France. Parmi les protagonistes, on retrouvait trois groupes rebelles (MPCI, MPIGO, MJP) et les forces armées officielles, les FANCI.
            Malgré la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, en mars 2007, et la nomination d’un Premier ministre issu de la rébellion, Guillaume Sorro, c’est un pays divisé qui a fêté son Cinquantenaire.
 

Tshieke Bukasa 

   
 
Assemblée provinciale

            Mbuyi Tshiteya, auteur de la question d’actualité destinée au ministre provincial du Plan a été édifiée hier lundi 09 août lors de la plénière présidée par Roger Nsingi. L’assemblée provinciale de Kinshasa s’est retrouvée, comme à ses habitudes, en la salle de conférences du collège Boboto.
            La question de la députée portait sur une pertinente interrogation : « Où sommes-nous avec la construction de l’avenue Lumière et quand les travaux pourraient-ils commencer ? L’élue provinciale est partie du constat selon lequel, l’avenue Lumière, l’une des avenues de la commune de Matete, est dans un état fort délabré et se trouve, à en croire ses dires, hors usage pour les automobilistes.
            Porte-voix de ses électeurs, Mme Mbuyi voulait bien en avoir le cœur net.  Aux préoccupations de l’élue, Robert Luzolanu a répondu. 
 
 

« Lumière » début 2011
 

            Le ministre provincial du plan, très comique, a assuré son interpellatrice que tout remonte à 2007, à l’avènement de l’actuel exécutif provincial. Mais bien avant cette date, en 2003, la Banque mondiale avait manifesté son désir de financer environ 50 kilomètres de routes de Kinshasa, sans toutefois intégrer la très fréquentée avenue Lumière. « Il a fallu plus d’échanges et de conviction pour enfin obtenir son insertion dans la rubrique à financer », a déclaré Luzolanu qui a précisé que la construction de l’avenue a été enfin reprise dans le troisième lot et dont la hauteur porte sur environ 3 millions de dollars. Il a expliqué que le lenteur du début des travaux est consécutive aux exigences du bailleur dans les procédures allant du lancement d’appel d’offres à l’acceptation de l’attributaire. Qu’à cela ne tienne, il a assuré que l’appel sera bientôt lancé en ce mois d’août mais que l’exécution  et pourra débuter début janvier 2011. L’avenue Lumière est dans le même lot que les avenues Elengesa, Oshwe, permanence, boucle de Pula, route Kimbanseke et Itaga. Pour se faire comprendre, le ministre  provincial du Plan s’est exprimé en langue locale non sans railleries dans la salle.
            L’autre point ayant fait l’objet de discussion, c’est la proposition d’édit du député Kale, portant mesure d’application de la taxe pollution. Après lecture de la proposition, la question a été renvoyée à mercredi pour permettre à l’auteur de convaincre ses pairs de l’opportunité d’un tel édit avant qu’elle ne soit envoyée, pour lecture, à la commission Paj. Enfin, le dernier point du débat a été la proposition d’édit portant modalités d’octroi d’espace public de vente de véhicules d’occasion à Kinshasa. Cette proposition a été adoptée moyennant amendements. Rendez-vous a été pris pour ce mercredi, avec notamment, l’examen du rapport de gestion du bureau de l’organe délibérant de Kinshasa.           

D-I.K
 

 

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