La condition de la Congolaise vue par une galonnée de la police

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La Journée internationale de la femme a vécu. Les autorités académiques de l’ISP/Gombe ont co-organisé avec les différents ministères et services de l’Etat, une série d’activités dont plusieurs exposés dans la salle de conférences, animée par le panel des responsables féminins de divers services de l’Etat. En marge de cette journée, nous avons abordé la commissaire supérieure principale Régine Basimike, un des experts du Comité de suivi de la réforme de la police, pour livrer ses impressions sur la signification qu’elle donne à la Journée internationale de la femme, alors qu’à la cité, cette fête est célébrée avec des pagnes et des sorties dans des bars et des terrasses.

Pour elle, la Journée internationale de la femme devrait être l’occasion pour les femmes de réfléchir sur leurs droits, la manière de les exercer et de les défendre par des moyens légaux.  Que leurs congénères réduisent cet événement aux réjouissances qui occasionnent des dépenses ruineuses pour leurs familles, c’est regrettable !

            Voilà pourquoi la commissaire supérieure principale Régine Basimike croit qu’il faut multiplier des campagnes de sensibilisation des femmes , afin que leurs revendications puissent reposer une base solide, on sente qu’elles sont conscientes de l’exercice de leurs droits fondamentaux et que la quête pour la parité repose non sur leurs charmes et leur accoutrement, mais sur leurs compétences et capacités à briguer des postes de responsabilité , autant que les hommes.

Si pour elle, la parité ne signifie pas l’égalité entre l’homme et la femme, tous deux étant différents par le mystère de la création et la puissance de Dieu, elle reste cependant persuadée que l’homme restera l’homme et la femme ne changera pas. La commissaire supérieure principale Régine Basimike soutient par contre que sur le plan professionnel, l’homme et la femme peuvent exercer les mêmes métiers, donner le même rendement, réaliser les mêmes performances, pour pouvoir revendiquer les mêmes avantages sociaux.

A une question sur le métier de la police, elle était surprise d’apprendre que les jeunes filles s’en désintéressent, préférant plutôt devenir officiers et occuper des postes de commandement. Or, a-t-elle fait remarquer, le métier de la police ne doit plus être celui qui reçoit les filles qui ont raté ailleurs leur vie, mais il doit être exercé par des personnes instruites. Première condition, il faut aimer ce métier avec l’idéal de servir la nation. Deuxième condition, il faut savoir accepter de se sacrifier pour les autres. Savoir se mettre au service de la nation et accepter d’aller partout où le devoir l’exige. Troisième condition, il faut réussir au concours d’admission et suivre la formation de base dans un centre d’instruction, mais aussi d’autres types d’enseignement à l’Académie de la police ou dans d’autres établissements d’enseignement de niveau supérieur.

C’est grâce aux nombreux bagages intellectuels acquis, a-t-elle fait observer, que l’on verra les portes de postes de responsabilité s’ouvrir grandement devant soi, sans devoir sacrifier ses charmes. De nos jours,  dans tous les pays africains, on a plus besoin des têtes pensantes que des muscles aux postes de responsabilité.

Enfin pour terminer, cette dame pense que l’intégration de la parité au sein de différentes institutions passe nécessairement par la prise de conscience des femmes de leur destin. Il n’est plus le temps où les femmes acceptent la promotion pour avoir cédé leurs charmes. Ce temps est révolu.

La commissaire supérieure principale Régine Basimike a plaidé pour la multiplication des campagnes de sensibilisation. Ce processus doit  accompagner le développement de sa personnalité. On ne peut aspirer aux standards internationaux que si nous nous consacrons à la mise en œuvre de la compétitivité qui tienne compte des critères de compétences dans divers domaines. Ces campagnes doivent s’étendre dans les nouvelles provinces.

Ce message interpellateur mérite bien une attention particulière des autorités nationales.

                                                                                                          J.R.T. 

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