La classe politique interpellée par Mgr Ambongo et Mgr Mulumba

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Deux prélats catholiques ont mis à profit les obsèques d’Etienne Tshisekedi, homme de paix et père de la démocratie congolaise, pour interpeller la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, sur l’impératif de ne pas jeter son testament politique dans les oubliettes. Celui-ci, ont-ils rappelé, se trouve résumé dans une idée-force, qui lui servit de slogan de campagne en 2011 : « le peuple d’abord ! ». La mort d’Etienne Tshisekedi devrait, à leur avis, être mise à profit par le peuple congolais et ses leaders politiques pour se pardonner sincèrement et se réconcilier, jeter l’habit de la haine, de la division, de l’exclusion, de la violence, au profit de celui de l’amour, de la fraternité, de l’unité, de la tolérance, de la cohésion nationale. Aujourd’hui, le peuple congolais a intérêt à être « un » afin de cheminer à pas sûrs dans la voie du développement.

            Cette devise politique, selon les deux prélats catholiques, devrait servir de boussole aux uns et aux autres, dans leur aspiration à gérer les affaires publiques. La course aux mandats politiques et leur exercice ne devraient plus, selon la vision d’Etienne Tshisekedi, être perçus comme des opportunités d’enrichissement personnel mais plutôt une invitation, voire une obligation à se mettre au service de la multitude.

            « Le peuple d’abord » ne doit pas être réduit à un slogan spécifique à la recherche du bonheur de seuls cadres et militants du FCC (Front Commun pour le Congo) et de Cach (Cap pour le Changement), réuni au sein d’une coalition ayant pour fondement la cohabitation institutionnelle non conflictuelle, mais aussi de ceux de Lamuka et alliés, ainsi que de tous les apolitiques qui aspirent à la démocratisation effective du pays, à la bonne gouvernance des ressources nationales, à la justice distributive, au respect de leurs droits fondamentaux, à l’amélioration de leurs conditions de vie, etc.

            « Le peuple d’abord ! » devrait servir de soubassement au développement du grand Congo, dans l’esprit des pères de l’indépendance, qui rêvaient, il y a 59 ans, d’un pays plus beau qu’avant à bâtir dans la paix, par ses filles et fils, à la sueur de leurs fronts. Cette devise devrait particulièrement interpeller les compatriotes déjà présents dans les institutions nationales et provinciales telles que l’Assemblée Nationale, le Sénat, les assemblées et les gouvernements provinciaux, mais aussi les candidats aux postes à partager incessamment au niveau du gouvernement, des entreprises publiques, de la diplomatie, etc.

            Tous ceux et toutes celles qui mettent en avant la satisfaction de leurs intérêts égoïstes devaient avoir l’honnêteté et l’élégance de «dégager», avant de se faire « déboulonner » par une « base » ayant désormais une conscience politique aiguisée, prête à se prendre en charge pour se débarrasser des criminels économiques, des ennemis de la paix et de l’unité nationale.

            En fait, si le testament d’Etienne Tshisekedi est exécuté conformément à sa vision, la RDC devrait se muer, en un temps record, en puissance militaire, économique, sociale et industrielle, où son peuple vivrait heureux et en paix.                 Kimp

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