La CENI se tourne vers le capteur d’empreinte de dix doigts

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Ceni_1 (1)Un expert électoral, du nom d’Anatole Bonga, a fait part aux médias le week-end passé du souci de la CENI d’améliorer son  système d’identification et d’enrôlement des électeurs. Et  ceci dans le cadre de la révision du fichier électoral.  L’ancien fichier électoral n’est plus utilisable, car il est vétuste, truffé d’erreurs, et non fiable.

Ayant constaté les limites de la traditionnelle méthode de capture des empreintes digitales avec deux index, notre centrale électorale envisage de recourir à une nouvelle technique de capture de dix doigts lors de la prochaine opération d’enrôlement des électeurs. Le nouveau capteur spécial appelé « slap fingerprint scanner ( 4-4-2) » utilisé depuis un bon bout de temps dans plusieurs aéroports occidentaux, a l’avantage de réduire le délai d’attente lors des opérations d’enrôlement d’électeurs, a précisé cet expert électoral.

En recourant à ce nouveau procédé, a-t-il signalé, on  est sûr d’améliorer la fiabilité du fichier électoral, accroître  la confiance des parties prenantes au processus électoral.

La raison de ce nouveau choix est double : la carte d’électeur est utilisée dans deux systèmes d’identification, à savoir, celui des électeurs et des citoyens. En tant que tenant lieu de la carte nationale d’identité, elle est censée respecter les normes internationales en la matière, entre autres, la capture d’empreintes
des dix doigts.

Lors des précédents scrutins, la capture des empreintes digitales s’était faite par le biais des index et n’avait pratiquement servi à rien.

La capture d’empreintes avec dix doigts permet de détecter les doublons,  et de réduire de manière drastique le problème  des inscriptions multiples sur les listes électorales.

La proposition de la CENI, qui peut à priori ne pas intéresser l’opinion publique, n’est pas  une simple formalité technique, mais doit être considérée comme une véritable mutation pour la constitution d’un fichier électoral crédible.

Tout le monde se souvient   du débat hallucinant des élections passées sur le « fameux serveur » qui est défini comme le lieu physique du fichier électoral.

Pour modifier de manière sensible les systèmes d’identification et d’enrôlement des électeurs et résoudre définitivement la question des doublons, omis….. notre pays gagnerait à s’inspirer des expériences d’autres pays africains, comme le Ghana, la Tanzanie….. . Les experts congolais en matière électorale , y  compris des acteurs politiques et sociaux, pourraient  se rendre dans ces pays et discuter avec leurs hôtes pour étudier comment adapter les expériences ghanéennes et autres aux réalités congolaises, a conclu cet expert électoral.
Jean- Pierre Nkutu

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