La Case pas d’accord avec l’Opposition

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La Commission Africaine pour la Supervision des Elections en Afrique(CASE) a, au cours de la présentation de son rapport d’observation électorale durant l’année 2014 et les deux premiers mois de l’année 2015,  condamné hier mercredi 4 mars à la Maison des Elections,  la proposition faite par l’opposition à la CENI de renvoyer les élections locales, municipales et provinciales au-delà de 2016.  Le président SimaroNgongoMbayo a fait savoir que la CENI a déjà franchi un grand pas, en publiant le calendrier électoral global, dans le respect de la Constitution, comme l’avaient exigé la société civile, la communauté internationale et l’opposition elle-même.

Selon lui, les partis politiques doivent mettre à profit le peu de temps qui leur reste pour sélectionner des candidats et des témoins électoraux, préparer leurs projets de société, élaborer des discours de campagnes. Aussi a-t-il recommandé à la CENI de ne pas souscrire à une démarche qu’il qualifie de distraction, comme ce fut le cas en 2011, tout en l’exhortant à respecter le calendrier électoral global tel que publié le 12 février 2015.

«Partout où la Case a observé le processus électoral, nulle part on n’a trouvé la commission chargée d’organiser les élections autour d’une même table avec les politiciens, pour élaborer un calendrier électoral. C’est ainsi que nous condamnons les agissements de ces partis politiques, qui se spécialisent dans la radicalisation de leur position politique, sans tenir compte de la population  », a-t-il fait constaté.

SimaroNgongo a estimé que ces acteurs politiques craignent tout simplement d’affronter les élections municipales, urbaines, locales et provinciales parce qu’ils ont un taux d’implantation faible à l’intérieur du pays.

Il a en outre démontré, à travers des données collectées par les observateurs  électoraux de la Case, que sur 461 partis politiques enregistrés au ministère de l’intérieur, 6 présentent un taux d’implantation de 75% à travers toute la république. Seulement 21 partis politiques ont des représentations dans les chefs-lieux de provinces, et ne sont même pas connus de la population. 433 partis politiques sont installés uniquement à Kinshasa et n’ont aucune base réelle sur terrain. Ce rapport renseigne aussi que beaucoup de partis politiques sont représentés au niveau des territoires par un membre de famille du président-fondateur.

 

Recommandations pour faciliter la tenue des élections

 

Afin  de rester dans l’esprit du calendrier électoral global, la Case a recommandé au gouvernement de mettre à la disposition de la CENI des moyens conséquents et la soutenir contre les menaces qui pèsent sur elle de la part des partis politiques. Elle a par ailleurs demandé aux acteurs de la société civile congolaise de soutenir ce processus électoral par des actions concrètes et efficaces, de se préparer à encadrer la population afin que celle-ci choisisse librement et souverainement ses dirigeants.

A la CENI, elle conseille de demeurer libre dans ses actions, tout en privilégiant  les échanges avec toutes les parties prenantes. La Case a en outre demandé à la communauté internationale d’honorer le peuple congolais, à travers un accompagnement de qualité tout au long de ce processus.

Pour sa part, le vice-président de la Ceni a pris acte de toutes ces recommandations et promis de les transmettre à ses partenaires.

Il a invité ses interlocuteurs à vulgariser le calendrier et la loi électorale à la base, afin que la population s’en approprie pour sa réussite totale.

Il sied de noter que la Case comprend 25.000 membres, repartis sur toute l’étendue de la RDC. Elle est représentée dans quelques pays africains : République du Congo, RCA, Gabon, Rwanda,  Burundi et Ouganda.

PersideDiawaku

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