La BCC satisfaite de sa politique monétaire

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 Le bilan de la politique monétaire de la BCC, a été déclaré positif, aussi bien par le gouverneur de la BCC que par le directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires.
C’était hier soir, au Grand Hôtel Kinshasa, à l’occasion de la présentation officielle du Rapport sur la politique monétaire 2010.
Dans son allocution, le gouverneur de la BCC a donné le sens de cette manifestation qui cadre avec sa quête de se rapprocher davantage du monde scientifique et des affaires, du secteur bancaire et financier, ainsi que du public. Son institution s’est résolue depuis 1997, à redynamiser ses activités avec l’objectif,  de susciter des débats et d’influer sur les politiques macro-économiques et sectorielles.
Ce rapport, a-t-il indiqué, présente l’environnement national et international qui a entouré la mise en œuvre de la politique monétaire, les différents chocs qui ont affecté la liquidité, les prix et le taux de change, ainsi que les réponses de la BCC à chaque type de choc.

 

 Il s’est félicité d’excellents résultats sur le plan macro-économique, attestés par un taux de croissance de 7,1 %, un taux d’inflation à un chiffre de 9,8 % et une très faible dépréciation monétaire de 1,5 %.
 Ces résultats sont le fruit de la réforme organisationnelle que la BCC a opérée au début de 2010, au sein de son comité de politique monétaire, en l’élargissant à d’autres experts des services de l’Etat.
Le DG Jean-Louis Kayembe wa Kayembe y est revenu avec force détails, peignant la conjoncture internationale et passant en revue les perturbations économiques et financières en 2010, qu’il a réparties en trois temps forts.
La 1ère période va de janvier à février 2010 et est marquée par des tensions d’origine budgétaire caractérisées par une accélération du rythme des dépenses, un niveau d’inflation élevé et un taux de change très élevé.
 La BCC a anticipé par un réajustement du taux directeur permettant la ponction de 9 milliards de FC, et la vente de 10 millions de dollars afin de stériliser 9 milliards de FC.
  La seconde période va de mars à août avec un faible niveau d’inflation. Elle est marquée par le pic des échéances fiscales et d’importants excédents budgétaires. Ce qui a amené la BCC, a fait remarquer Kayembe wa Kayembe, à assouplir sa politique monétaire par cinq réajustements avec une période d’observation. La BCC a lancé un bon signal sur le marché.
 De mars à juillet, elle a injecté la liquidité pour compenser les retraits induits sur les excédents budgétaires. Tous les instruments de la politique monétaire ont alors tourné à plein régime. Conséquence ? De mars à août, il y a eu baisse des prix intérieurs.
 De septembre à décembre, la BCC a enregistré une accélération du rythme des dépenses publiques qui s’explique par une consommation rapide des excédents budgétaires et une accélération du rythme de formation des prix vers la fin de l’année.
 En 2010, la ponction de la liquidité se situe à 103 milliards de FC dont 78,9 milliards via les BTR, 24,1 milliards via les réserves obligatoires. Quant aux perspectives pour 2011, il a esquissé quelques risques et formulé des recommandations à l’autorité monétaire.
 Le professeur Lukusa, président de l’IRES, a fait une lecture scientifique de ce rapport dont il a apprécié la qualité et félicité la BCC pour l’adoption de son indice des prix. Il a regretté le fait que les excédents budgétaires ont été obtenus en fonction des salaires impayés ou payés en retard. Pour lui, la structure fiduciaire actuelle est inadaptée et il faut pouvoir stabiliser la monnaie.
 Enfin, le gouverneur honoraire Ndiang Kabul a procédé au baptême du 1er rapport sur la politique monétaire 2010.

   J.R.T.    

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