La Banque mondiale en consultations avec les acteurs de développement

0
41

 

Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la République du Congo a lancé lundi, au siège de son institution le démarrage d’une série de consultations avec les autorités gouvernementales, les organisations de la société civile. Les partenaires au développement et autres parties prenantes dans le processus de développement de la RDC. Cette série d’échanges prendra fin le 5 juin prochain. En prenant langue avec toutes ces structures, la Banque mondiale veut donner au peuple congolais, l’opportunité de dévoiler ses préoccupations principales et ses objectifs quant au développement de ce pays aux dimensions d’un continent pour les trois prochaines années. Mais aussi d’échanger sur la manière dont l’assistance de la Banque mondiale est perçue par les populations congolaises.
 
  Par ce processus participatif introduit dans ses méthodes de travail, on croit savoir que la Banque mondiale est déterminée à accompagner le peuple congolais dans son programme de développement multisectoriel dans le cadre d’une synergie qui rassemble tous les acteurs de développement. Car, cette fois, il faut en convenir, c’est  dans la convergence des vues que l’on pourra réussir la bataille de la reconstruction de la RDC. Et ce, par la mise en exploitation judicieuse et rationnelle de toutes les ressources naturelles, pour le renforcement de la croissance et la lutte contre la pauvreté.   
On ne peut que se réjouir de la participation de la société civile qui a davantage des propositions à faire, dans le cadre de la lutte contre la corruption qui mine la RDC, la gouvernance de la cité et la transparence dans la gestion des recettes publiques. Aujourd’hui, le rôle important que la société civile est appelée à jouer dans le contrôle citoyen, peut favoriser une meilleure exécution de la plupart des projets de développement.
Au cours de la conférence de presse de lundi dernier, on a pu retenir quelques idées-forces sur les notions de la stratégie d’aide-pays de la BM.  
Notons à ce sujet que les pays qui continuent de bénéicier des crédits auprès de l’Association internationale de développement ( IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement ( BIRD), ont besoin de l’accompagnement de la Banque mondiale pour réussir leur programme de développement.
C’est dans ce cadre que la Banque mondiale a lancé la stratégie d’aide-pays qui a pour point de départ, la vision que le pays lui-même a de son développement, à travers le Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Cette stratégie axée sur les résultats, est préparée en concertation avec les autorités nationales, les organisations de la société civile, les partenaires de développement et les autres parties prenantes.
Lors du lancement de cette stratégie d’aide-pays, Eustache Ouayoro, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la République du Congo, a indiqué que cette stratégie a pour objet de définir pour l’appui de la Banque, un programme sélectif qui soit lié à la stratégie du développement du pays et basé sur l’avantage comparatif dont bénéficie la Banque dans le contexte des activités des autres bailleurs de fonds.
Toutes ces stratégies sont destinées à favoriser une collaboration et une coordination entre les partenaires de développement qui interviennent dans un pays considéré.
Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la République du Congo, a souligné qu’un des éléments figurant dans les stratégies d’aide-pays est un diagnostic complet – reposant sur le travail d’analyse effectué par la Banque, le gouvernement et les autres partenaires, et des enjeux que soulève le développement du pays en question, et notamment de l’incidence de la pauvreté, de ses tendances et de ses causes. La stratégie, a-t-il fait observer, identifie les principaux domaines dans lesquels l’aide de la Banque mondiale peut le plus contribuer à réduire la pauvreté. C’est dans le cadre de ce diagnostic que la stratégie d’aide-pays tient compte des résultats du portefeuille de projets de la Banque dans le pays considéré, en fonction de plusieurs facteurs dont  sa solvabilité, de l’état de ses capacités institutionnelles, de ses capacités d’exécution, de sa gouvernance et d’autres aspects d’ordre sectoriel et plurisectoriel. 
 
A partir de cette évaluation, note Eustache Ouayoro, la Banque mondiale peut déterminer le niveau et la teneur de l’appui à apporter au pays sur le plan financier, consultatif et technique. Afin de pouvoir en suivre l’exécution, la stratégie d’aide-pays est de plus en plus axée sur les résultats. Elle comprend, a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et la république du Congo, un cadre assorti d’un certain nombre des cibles et d’indicateurs clairs permettant de suivre la performance du Groupe de la Banque mondiale et du pays, au regard des résultats visés, tels que définis.   
 
                       J.R.T.
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*