La balkanisation n’aura pas lieu

0
188

Le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a donné de la voix, à l’occasion du dernier Conseil des ministres, pour s’inscrire en faux contre la thèse de la balkanisation certaine de la République Démocratique du Congo développée ces derniers temps par nombre d’acteurs politiques, relayés par des ecclésiastiques et des activistes de la Société Civile. Il a déclaré, avec tout le sérieux qu’on lui reconnaît, que tant qu’il sera à la tête de la République Démocratique du Congo, aucun mètre du territoire national ne sera amputé de l’ensemble.

            On rappelle que le Président de la République ne cesse de marteler qu’il est prêt à mourir pour le retour d’une paix durable non seulement en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, mais aussi sur l’ensemble du pays. C’est du reste dans ce cadre qu’il avait décidé, avant la fin de l’année dernière, de l’installation d’un Etat-major avancé des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), à Beni.

La suite des événements est en droit de lui donner raison car depuis sa mise en place ainsi que les changements intervenus, tant au niveau du commandement que des hommes de troupes, l’armée nationale ne fait qu’aligner des succès militaires sur les forces négatives, internes comme externes. Présumés invincibles à une époque rapprochée, les rebelles ougandais ADF sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, au point que le dernier week-end, ils ont perdu leur principale base arrière, pour ne pas dire « quartier général », à Madina, au Nord-Kivu.

            Les rebelles rwandais FDLR, qui se sont éparpillés dans les contrées du Sud-Kivu, sont également sous les feux des FARDC, qui sont en train de devenir, progressivement, maîtresses de la ligne de front en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Coincés, nombre de groupes armés locaux ne cessent de se rendre aux troupes loyalistes, sans combat.

            2020, proclamée année de l’action, pourrait être celle de la fin du cauchemar des tueries, pillages, vols, viols perpétrés par des rebelles étrangers et miliciens locaux sur des paisibles citoyens du Nord, de l’Est et du Sud-Est de la République.

            Ainsi, contrairement aux prédictions des oiseaux de mauvais augure, la RDC n’est pas éligibles à la balkanisation. Ses 450 tribus ont démontré, à travers l’histoire, qu’elles n’ont jamais été tentées par l’idée de vivre dans une constellation de Républiquettes. Le peuple constitue, à ce titre, un cas d’un peuple jaloux de son unité. Ailleurs, comme dans l’ex-Yougoslavie, on a connu des partitions territoriales pour satisfaire aux sentiments séparatistes de trois à quatre tribus ou ethnies.    KIMP

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •