Kyungu, Katumbi, Bahati, Ne Muanda Nsemi et musiciens souscrivent à l’Union Sacrée pour la Nation

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Au sixième jour de ses consultations, le Président de la République a reçu plusieurs poids lourds de la scène sociopolitique nationale. Deux parmi eux, à savoir Gabriel Kyungu wa Kumwanza et Moïse Katumbi Chapwe, sont venus de l’intérieur du pays et plus précisément du grand Katanga, pour répondre à l’invitation du Chef de l’État, dans le cadre des consultations qu’il mène depuis le lundi 2 novembre 2020.

«Baba Kyungu», comme on l’appelle affectueusement au Katanga, était le premier à être reçu, compte tenu de son âge et de sa longue carrière politique.

            «Vous connaissez bien la position de la formation politique que je dirige. Nous avions déjà levé l’option de soutenir et d’accompagner le Président de la République dans son mandat afin d’asseoir la démocratie et promouvoir le développement de notre pays», a indiqué le président national de l’UNAFEC au sortir de l’audience avec le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

            Avant de rappeler aux hommes et femmes des médias que l’endroit où se trouve, le Palais de la Nation est très symbolique pour la lutte pour la démocratie en République Démocratique du Congo. C’est ici, a-t-il rappelé, que nous avions entamé avec mon frère et père biologique du Président de la République Étienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire, et d’autres compagnons notre lutte qui avait abouti à la rédaction de la célèbre lettre des 13 parlementaires.

Maintenant que notre lutte a payé et que notre fils est au pouvoir, nous devons l’accompagner pour la matérialisation du changement pour lequel nous avions mené un long et ardu combat, a conclu Gabriel Kyungu wa Kumwanza, à la tête d’une forte délégation de son parti.

Bahati : «notre position

est connue»

Deuxième à être reçu, le leader de l’AFDC, Modeste Bahati Lukwebo, a fait savoir à la presse que la position de sa formation politique était déjà rendue publique par rapport à la refondation de l’État, conformément à l’appel lancé par le Chef de l’État.

            Se refusant à dévoiler les détails de l’entretien au motif que la primeur est réservée à qui de droit, il a tout de même lâché quelques mots.

            A propos de la coalition FCC-CACH, il a posé la question de savoir si cela est encore d’actualité dans la mesure où les signataires de l’accord l’ont déjà désavoué. Et la rue a maintes fois parlé pour réclamer la mort de ladite coalition. Il était accompagné d’une délégation de son parti et regroupement politique.

Katumbi : «j’étais venu

voir un frère»

            Alors qu’on attendait une grande déclaration à l’issue de sa rencontre avec le Chef de l’État, le leader de «Ensemble pour la République», Moïse Katumbi a opté pour la réserve. Il a seulement lâché qu’il était venu répondre à l’invitation du Président de la République, et voir son frère.

            Malgré l’insistance des journalistes pour lui arracher quelque chose en rapport avec la situation que traverse actuellement le pays, il est resté de marbre, soutenant que la primeur est réservée au Chef de l’État. Et de rappeler qu’il avait promis dans son message du 23 octobre 2020 à la Nation, qu’il allait revenir au peuple lui faire le rapport à l’issue des consultations. Donc, il faut attendre, a-t-il martelé.

Ne Muanda Nsemi fustige une «majorité fabriquée»

            Connu pour son franc parler qu’il reconnaît lui-même comme un don de Dieu, Ne Muanda Nsemi n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer avec véhémence le comportement du FCC.

            «Cette majorité fabriquée devrait mettre de l’eau dans son whisky. Elle n’a nullement le droit de bloquer le pays en empêchant son décollage». Voilà en substance l’essentiel de la déclaration du chef du mouvement  politico-religieux Bundu dia Mayala, faite au sortir de l’audience avec le Président de la République.

Jossart Nyoka : «c’est

une première»

            Parlant au nom des patrons des groupes musicaux reçus par Félix Tshisekedi, Jossart Nyoka a remercié le Chef de l’État pour la considération manifestée à l’endroit des artistes musiciens. Car, a-t-il indiqué, c’est une première dans l’histoire de notre pays que les musiciens soient consultés sur l’avenir de la Nation par la plus haute autorité du pays. « Nos pères et nos aînés qui ont été à la Table Ronde s’étaient seulement limités à agrémenter l’événement. Car, nous avons toujours été considérés comme des filles de joie», a déclaré en substance le leader de l’orchestre  Zaiko Langa Langa et porte-parole du groupe.

            Quant au contenu de leur entretien avec le Président, il s’est refusé à le communiquer, soulignant que tout est contenu dans le mémo remis au Chef de l’État.

            Hier dimanche, le Président de la République a accordé une seule audience au docteur Denis Mukwege qui milite depuis plusieurs semaines pour la mise sur pied d’un tribunal international devant juger les crimes repertoriés par le rapport Mapping.

            A titre de rappel, plusieurs anciens dignitaires de la République avaient été reçus le vendredi 6 novembre. Nous pouvons citer les  anciens présidents des chambres du Parlement (Léon Kengo wa Dondo, Philomène Omatuku), les anciens premiers ministres (Joseph Singa Udju, Évariste Mabi Mulumba, Samy Badibanga Ntita), les anciens gouverneurs de la Banque centrale (Pierre Pay Pay, Nyembo Shabani, Djamboleka), sans oubier les chefs traditionnels, gardiens de nos terres et de nos traditions.                                      Dom

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