Kinshasa : un nouveau plan d’urbanisation s’impose

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La ville de Kinshasa présente un visage inquiétant en cette période des pluies diluviennes qui s’abattent presque tous les jours. Depuis le début de ce mois de novembre, avant de se rendre au travail ou à l’école, les Kinois scrutent scrupuleusement l’horizon, à l’instar de nos ancêtres, avant de se diriger vers les différents arrêts des bus et taxis. Hommages, femmes et enfants ont pris l’habitude de se munir des parapluies et autres habits de protection contre les intempéries.

Cependant, force est de constater que toutes ces précautions ne résistent pas aux situations imprévisibles. Outre les intempéries, le problème qui surgit habituellement se situe au niveau de l’état des infrastructures routières, notamment des caniveaux et autres structures de l’habitat.

            On ne compte plus les dégâts tant matériels qu’humains causés par les intempéries à travers les quartiers, les avenues, rues et passages pour piétons et autres véhicules de transport en commun, notamment les taxis, bus de transport ainsi que les motos devenus des moyens de transport pour le commun des mortels résidant loin des carrefours habituels situés aux endroits les plus visibles et bénéficiant de certaines mesures de sécurité.

            En 1970, la ville de Kinshasa était peuplée d’au moins 2 millions d’habitants établis de manière disproportionnée à travers 24 communes. Néanmoins, faut-il le souligner, les communes étaient séparées par des espaces verts non encore lotis et qui étaient des nids d’inciviques et autres malfaiteurs. Il y a par exemple, des célèbres places aux noms évocateurs, notamment  le Pont Cabu, la place Sainte Thérèse à Ndjili, l’Eucalyptus à l’entrée de la même commune, l’Echangeur de Limete, le pont de Matete, la Route des Poids Lourds, le rond-point de l’IPN, l’avenue Kasa-Vubu entre la place de la Grand-Poste et l’avenue Kato, ainsi que d’autres coins où régnait l’insécurité pour les piétons et les automobilistes imprudents.

            Sur le plan de la circulation, les difficultés d’ordre sécuritaire se rencontraient au niveau des canalisations bien construites et élaborées par les structures urbanistiques de l’époque. Outre les trottoirs qui ceinturaient les avenues et rues principales érigées à travers les différents quartiers de la capitale, surtout dans les communes ayant bénéficié d’un plan urbanistique aux dimensions de la grande Métropole.

Combat de Boxe ALI-FOREMAN   

            La ville de Kinshasa a bénéficié des infrastructures modernes visibles et recherchées par les autorités administratives et politiques pour attirer les organisations et les tenues des événements sportifs et musicaux. Les grandes vedettes de la chanson internationale, telles James Brown, Aretha Franklin, Johnny Hallyday, Salvatore  Adamo, Sylvie Vartan, Myriam Makeba, etc…

            Au niveau sportif, l’équipe Santos du Roi Pelé avait été invitée pour des rencontres avec l’équipe nationale des Léopards au stade mythique du 20 Mai en présence des toutes les autorités politico-administratives.

            Outre l’état impeccable des caniveaux des toutes les avenues principales entourées des poteaux électriques bien éclairés par des lampadaires, les caniveaux étaient curés régulièrement par les véhicules et agents des services hygiènes de la voirie urbaine. Vers le début de la soirée, des avions petits porteurs ainsi que des véhicules des services urbains d’hygiène curaient et déversaient des produits désinfectants dans les caniveaux et autres espaces communément appelés « tunnels » situés entre les différents blocs des habitations pour détruire les moustiques  et autres insectes nuisibles pour la santé des habitants.

Nouveau plan d’urbanisation  

            Les autorités politico-administratives du pays ont doté la ville de Kinshasa d’une direction dénommée Bureau de l’Aménagement Urbain ou BEAU dont le siège est situé sur la 1ère Rue au quartier industriel de Limete. C’est cet organisme composé d’architectes, géomètres, urbanistes, ingénieurs en génie civil et en travaux publics qui est chargé de veiller aux états des infrastructures publics et privés, surtout à la résistance des matériaux et au respect du plan cadastral. 

            Au regard de la détérioration fort avancée des infrastructures urbaine, le gouvernement de la République ferait œuvre utile en décrétant un forum national pour réfléchir sérieusement sur l’avenir de l’environnement de grandes agglomérations du pays. Dans l’optique de prévenir les cataclysmes de la nature provoqués par des intempéries et autres accidents inattendus, le Bureau de l’Aménagement Urbain dispose des stratégies et plans d’intervention rapide, comme vient de le promettre hier le Premier Ministre à la demande expresse du chef de l’Etat, de retour de son voyage en Centrafrique.

                                                          F.M.       

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