Kinshasa : la chasse aux kuluna démarre ce vendredi

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C’est en principe aujourd’hui que démarre dans la ville de Kinshasa, la chasse aux Kuluna et bandits annoncée dernièrement par le Commissaire provincial de la police. Il est prévu dans ce cadre, la présentation au gouverneur de la ville, les marginaux appréhendés dans les commissariats urbains de la capitale, et qui terrorisaient la paisible population. Ce geste fort montre à suffisance que la police n’entend pas baisser les bras devant la recrudescence des actes de banditisme et la montée de la criminalité dans la capitale.

Rappelons que depuis le début de cette semaine, des équipes de policiers avec un officier supérieur comme superviseur, sont positionnés au Rond-point Victoire, Kintambo Magasins, Rond-point Ngaba, Boulevard Sendwe, Place Pascal, Gare centrale de Kinshasa, Rond-point Huileries, et autres coins stratégiques de la capitale érigés désormais en postes de contrôle de la police. Certains véhicules qui passent par-là sont soumis au contrôle de plaques minéralogiques et des documents de bord. Pour ce qui est des plaques d’immatriculation, il a été révélé que des véhicules de particuliers arboraient des plaques de l’administration publique, des ministères et des services et organismes de l’Etat. Certains engins exploitaient clandestinement le transport en commun pendant des années sans payer la moindre taxe. Et pire, sans détenir les autorisations du ministère des Transports et Voies de communication. Rien n’était reversé à l’Etat, causant ainsi un manque à gagner important au Trésor public.

Par plaques non conformes, il faut entendre des plaques étrangères, des plaques neuves apposées sur des vieux véhicules ou le contraire. Il était anormal que des véhicules neufs puissent porter des plaques datant de plus de deux décennies. L’on ne comprendrait pas que les données prélevées sur les plaques minéralogiques ne puissent pas correspondre à celles de la carte grise. Tout porte à croire que les documents de bord son faux, parce que ne concordant pas aux plaques ou aux marques de véhicules. Les policiers ont déjà détecté lors de cette opération, un camion avec les plaques et la carte rose d’une voiture.  

                  Et pour échapper au contrôle de la police, certains chauffeurs avaient même placé derrière les pare-brises avant, des matraques de policiers, des bérets noirs, rouges, verts ou bleus, entretenant la confusion qui faisait croire que ces engins appartenaient à un membre des Fardc, de la police ou de la justice. La supercherie dévoilée après un contrôle de routine de documents de bord, la sévérité a été exigée des agents commis à cette opération destinée à débarrasser Kinshasa, de fausses autorités civiles ou militaires qui en réalité, ne sont que de simples citoyens.

                  Sont également concernés par cette mesure, les engins en circulation affichant des autorisations de laissez-passer délivrées par on ne sait quel service de l’Etat, et qui leur faisaient bénéficier l’exemption de contrôle auprès des équipes de policiers. Il y a pléthore de laissez passer. Des vrais comme des faux.

                  Dans son opération de contrôle, la police devrait déceler par exemple des laissez-passer par exemple d’un service judiciaire délivré au véhicule de famille d’une dame, copine d’une autorité judiciaire. L’anarchie était si généralisée dans la ville de Kinshasa qu’il y a urgence à remettre de l’ordre. L’on ne devrait reconnaitre le port des autorisations de laissez-passer qu’aux journalistes, aux médecins et autres métiers apparentés. Mais pas aux cordonniers, ni aux couturiers, ni aux vendeurs des surgelés et autres restaurateurs.

Des observateurs qui ont suivi pas à pas cette campagne de la police, ont applaudi de deux mains, cette opération, se réjouissant de constater que toutes les fourrières créées à cet effet, sont bondées de véhicules pris en contravention. En réalité, cette moisson serait bénéfique si elle pouvait non seulement remettre de l’ordre sur nos routes, mais aussi rapporter le paiement des amendes transactionnelles dans les caisses de l’Etat.

  J.R.T.

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