Kinshasa et le plateau de Bateke illuminés par la stratégie agro-écologique

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Les «Journées Portes Vertes» d’Ibi village du 2 au 4 juillet 2010 ont été un franc succès au plateau de Bateke, dans la commune rurale de Maluku. Venus par curiosité, les autorités politiques, coutumières, diplomatiques, les journalistes, les professeurs, les étudiants, les opérateurs économiques et les mamans commerçantes ont été surpris de découvrir un projet aussi viable et convaincant pour la relance économique de la RD Congo : la stratégie agro-écologique du Puits de carbone. C’est un projet situé sur un vaste domaine d’environ 22.000 hectares occupé à 80% par la savane arbustive. De quoi déguster les saveurs d’un paysage sain et des produits vivriers de très bonne qualité nutritive. Après la fatigue d’un voyage d’environ 2h30, soit à une distance d’environ 140 km du centre de Kinshasa, les visiteurs d’Ibi village en ont eu pour leur compte. Après un accueil  de bonne famille à la porte d’entrée principale du domaine, on s’enfonce dans des plantations. Un véritable paradis vert des cultures des feuilles de manioc et des plantations d’arbres sur 6 km environ. Des explications fournies par les employés du domaine situent l’ampleur exacte du rêve devenu réalité de la famille chère au feu notable Mushiete. « Cette sculpture des paysages fait partie du programme de stockage de gaz carbonique, de valorisation des productions de manioc et des produits forestiers du terroir appelé le puits de carbone agro forestier d’Ibi Bateke (PCIB). Ce puits de carbone répond aux normes du mécanisme de développement propre prévu par le Protocole de Kyoto. Il contribue à la réduction mondiale du réchauffement climatique. Aujourd’hui, explique-t-on, le Pcib est le seul programme qui livre des crédits carbone forestiers en RDC. Selon les estimations, il permettra de capturer 2,4 millions de tonnes de CO2 au cours des trente prochaines années. La vente des crédits carbone générés permet de financer l’expansion du projet, ainsi que des programmes sanitaires, éducatifs et agroforestiers au sein de la communauté locale. »

En effet, « Ibi compte 1500 ha de savanes boisées en agroforesterie combinant la culture du manioc, des acacias et d’autres essences locales et exotiques. A la fin de la 1ère phase, la forêt d’Ibi s’étendra sur 4.200 ha», a expliqué le chef de station d’Ibi village, Delly Kayuka. 

Passant au second site, le public a découvert l’usine de transformation des maniocs, les installations Novacel et la grande pépinière. D’après les explications de Jean-Pierre Manzengele, chef d’usine Novacel : « Du parking de stockage des tubercules jusqu’à leur transformation en farine de manioc, c’est un produit de très bonne qualité nutritive et à bon prix que nous mettons sur le marché. Nous pouvons produire 10 tonnes de cosette de manioc à l’hectare. »  A cette étape, quelques visiteurs, pour la plupart des étudiants en agronomie de l’Unikin se sont rués sur les maniocs. Chacun dégustant la saveur ou s’en procurant en souvenir pour la famille ou les amis au centre-ville.

A la dernière étape, c’était la grande fête autour de l’orchestre d’Ibi, Nova Musica et la foire gastronomique avec les mets du coin ramenés par les villageois. Le n°1 du domaine, Olivier Mushiete n’avait que le sourire aux lèvres pour le succès de l’activité «Portes Vertes» : « Nous contribuons ici à la reconstruction du pays en engageant environ 400 employés à temps plein et 350 ouvriers temporaires… »

E.K.    

 

 

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