Kinshasa abrite la 4ème session du cours national de paludologie

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En vue de renforcer les capacités dans le cadre de la lutte contre le paludisme, une pandémie à la base de nombreux cas de décès dans le monde, il s’est ouvert hier lundi 3 août 2015, à Kinshasa, la 4 ème session du cours national de paludologie. Ce cours organisé par l’OMS, s’étend du 3 au 5 août 2015, au Centre Theresanium de Kintambo.

A l’ouverture des travaux, on a noté la présence de plusieurs autorités. Parmi ces personnalités, il y avait notamment le Secrétaire général à la Santé publique, Dr Mukengeshayi, le représentant a.i de l’OMS en RDC,  Dr Deo Nshimirimana, le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), professeur Jean-Marie Kayembe, le médecin directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le coordonnateur de ce cours, le professeur Célestin Nsibu, des facilitateurs ainsi que des modérateurs.

En effet, comme il a été rappelé par les organisateurs de cette rencontre, la tenue de ce cours poursuit plusieurs objectifs entre autres : renforcer les capacités de prévention, de diagnostic et de prise en charge des malades et une gestion globale du programme.

Ce cours vise également favoriser la collaboration à différents niveaux de l’échelle sanitaire et constitue un cadre d’échange, de partage d’expériences, des connaissances et aussi le lieu de renforcement des compétences pour les cliniciens.

Comme il faut le signaler, cette 4 ème session du cours national de paludologie est dédié au corps soignant : des médecins, des infirmiers, des techniciens, ainsi que ceux qui font l’Ecole de Santé publique.

Prenant la parole au nom du ministre de la Santé publique empêché, le SG à la Santé a déploré que les interventions de mise en œuvre soient  difficiles, en humaines, matérielles, financières. Le SG a demandé aux apprenants d’être assidus, aux différents modules. D’après lui, il s’agit d’un grand défi pour les générations futures de disposer d’un personnel formé et qualifié.

Intervenant à son tour, le représentant a.i de l’OMS s’est non seulement réjoui d’avoir été associé  à cette session de formation, il a émis le vœu de voir cette formation contribué à la cause de la santé en RD Congo, avant de rappeler que l’Université de Kinshasa, ainsi que les instituts de recherche sont des lieux privilégiés dans le cadre de la lutte contre la maladie.

            Deo Nshimirimana a rappelé qu’en Afrique, la RDC et le Nigeria représentent à eux seuls 40 % des infections palustres et 34 % des décès liés au paludisme. Parlant de l’origine de ce cours, il a indiqué que c’est depuis 2003, qu’un  plaidoyer a été lancé par les pays pour l’organisation de ce cours national, mais faute de financement, très peu de pays se sont engagés hormis le Sénégal, le Kenya et la RDC.

Il a souligné que la tenue de ce cours est un investissement majeur qui va freiner l’appauvrissement des élites des pays et d’ajouter cette formation pourra combler le gap en personnel dans la lutte contre le paludisme.

            Enfin, Deo Nshimirimana a confirmé la détermination de son institution à œuvrer pour un appui renforcé dans le cadre de ce processus qui englobe à la fois les districts et les structures sanitaires.

            Pour sa part, professeur Jean-Marie Kayembe a indiqué que s’il faut rêver d’un vaccin contre le paludisme, cela ne pourrait pas venir des partenaires extérieurs, mais plutôt d’une initiative locale, grâce au laboratoire qui vient d’être acquis.

Melba Muzola

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