Kinshasa a abrité les travaux de la 36ème réunion d’experts du Bureau du Comité des Gouverneurs des banques centrales

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La République Démocratique du Congo a abrité, du 14 au 16 septembre 2015, la 36ème Réunion d’experts du Bureau du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe). Cette réunion d’experts destiné à  préparer la 21ème Réunion des Gouverneurs des banques centrales du Comesa, qui se tiendra du 18 au 19 novembre 2015 à Bujumbura au Burundi, avait pour thème : « Rapport d’étape sur les activités de l’Institut monétaire du Comesa de l’année 2015 ».

C’est le Gouverneur de la BCC (Banque Centrale du Congo) Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, en sa qualité de président en exercice du Comité des gouverneurs des banques centrales du Comesa, qui a procédé hier mercredi 16 septembre à Kempeski hôtel fleuve, à la clôture des travaux.

On note, par ailleurs, que cette 36ème réunion d’experts a permis aux délégués des Etats membres de faire l’évaluation des recommandations issues de la 20ème réunion des gouverneurs tenue en novembre 2014 à Kinshasa. Ladite réunion s’était clôturée sur une promesse des Etats membres po d’accélérer le processus d’intégration monétaire régionale.

A la même occasion, l’Institut monétaire et la Chambre de compensation qui sont deux grandes structures du Comesa, devaient procéder à une évaluation des activités de leurs secteurs respectifs.

L’Institut monétaire a présenté le programme des formations, séminaires et forums à organiser pour le bénéfice des banques centrales. Tandis que la Chambre de compensation a, pour sa part, sollicité l’adoption du budget de l’exercice 2015-2016.

Dans son discours de circonstance, l’hôte des assises de Kinshasa a tenu à rappeler l’importance d’une organisation d’intégration régionale, ainsi que l’objectif poursuivi par leur structure.

« L’intégration régionale demeure une stratégie clé pour faire progresser les efforts de développement socioéconomique de l’Afrique. Etant un processus d’unification d’Etats-nations, elle permet aux pays de faire de grandes économies d’échelle, d’intensifier les investissements et les échanges, en mettant à profit la prospérité économique.

C’est au vu de ces avantages que des nombreuses communautés économiques régionales (CER) ont été formées et que s’est renforcée ces derniers temps, la volonté politique de mettre en œuvre le Traité instituant la Communauté Economique Africaine, ou Traité d’Abuja », a-t-il indiqué.

En plus, Déogratias Mutombo a souligné l’impératif qu’il y a de mettre en commun les pratiques optimales dans le domaine de l’intégration régionale en vue d’accélérer le processus dans son ensemble. Il s’agit notamment des pratiques recensées dans les quatre domaines thématiques clés de l’intégration régionale, à savoir :

– Les échanges et l’intégration des marchés ;

– La libre circulation des personnes et le droit d’établissement ;

– Les transports et les communications ;

– La convergence macroéconomique.

Saluant les efforts accomplis à ce jour dans le cadre de l’intégration régionale, le Gouverneur de la Banque centrale rd congolaise pense que le chemin à parcourir reste long, et nécessite un engagement encore beaucoup plus fort de la part de tous les membres de l’Organisation.

            Pour ce faire, il invite chacun, dans le domaine de ses responsabilités, à s’impliquer davantage en vue de la réalisation des objectifs d’intégration et de développement économique que le Comesa s’est fixé. Car, a-t-il rappelé, l’apport des banques centrales de la sous-régionale est plus que crucial pour atteindre ces objectifs.

            Par ailleurs, il interpelle ses homologues gouverneurs des banques centrales des Etats membres, pour qu’ils redoublent d’efforts afin d’amener leurs instituts d’émission et les opérateurs économiques de la sous-région à emprunter le train qui est déjà en marche. Cette recommandation relève du constat de l’évolution actuelle du Système régional de paiement et de règlement au sein des pays membres du Comesa.

            « Ceci permettra auxdits opérateurs d’être compétitifs à travers notamment la réduction des coûts des transactions commerciales et financières, mais aussi de prendre le leadership sur le plan continental, étant donné que leur règlement se fera avec célérité », a indiqué le Gouverneur de la BCC.

Dom

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