Kinshasa : 264 «Kuluna» et assimilés hors d’état de nuire

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Moisson abondante et fructueuse est celle que vient de réaliser avec brio les unités de la Police provinciale ville de Kinshasa. Il a fallu deux semaines de chasse ininterrompue.Et la traque des malfaiteurs a livré un bilan effroyable de 264 individus dangereux mis hors d’état de nuire dans la capitale. Brigands, Kuluna et autres marginaux de tous gabarits, ont été présentés le lundi 1er avril 2019, au gouverneur de la ville. Non seulement il a apprécié le travail abattu, mais au regard des inciviques tatoués neutralisés, il a estimé que l’opération devait se poursuivre, afin de débarrasser sa ville, de ces dangereux délinquants qui procurent la trouille à ces concitoyens à chaque coin de rue.

         Dans le lot de cette pègre, Serge Katembo, résidant sur avenue Kinzawu n° 20, quartier Regideso, dans la commune de Kisenso, a été présenté le premier, vu son riche palmarès. Quand il part à la chasse, ses gibiers ne sont que des véhicules en bon état de marche. Et son champ de prédilection s’étend des parkings des églises, des stades et des écoles. Devant ces engins garés, il a l’embarras du choix et ne pointe jamais les voitures à la mécanique défectueuse.

         Dimanche 3 février 2019, le parking du Centre missionnaire Philadelphie situé sur avenue des Cliniques à Gombe, est bondé des véhicules. Les propriétaires étaient, tous au culte, l’homme est arrivé furtivement. Un premier passage, il a pointé une belle jeep Toyota RAV 4 nouveau modèle, de couleur noire, immatriculée 7854 AB/ 01. Quelques tours de déverrouillage, la portière s’ouvre, il s’installe au volant et démarre avec une clé de contact passe-partout. L’engin obéit et le voilà qui quitte le parking et disparait. On saura plus tard qu’elle appartient à Mme Mubenga Mutombo Philo, domiciliée sur avenue Tshibambi n° 63, quartier Tshinkela, commune de Kintambo.

         Au mois de janvier 2019, l’homme s’était emparé d’une belle jeep Toyota Hilux, de couleur bleu ciel, portant plaques minéralogiques 3580 AF/ 01, garé au Centre de réveil spirituel Walesa, situé sur avenue Bokango n° 205, quartier Bon Marché, commune de Barumbu. A bord, le propriétaire avait laissé un sac contenant la somme de 1.200 dollars. Plainte à la police, l’on apprendra que la victime n’est autre que M. Stany Kalonji Mutambala, demeurant sur avenue 27 octobre n° 865, 3 ème rue Limete industriel.

          Trois autres véhicules ont été inscrits à son tableau de chasse par la police. En reconstituant son palmarès, on a retrouvé qu’en 2018, le voleur avait fait main basse sur une jeep Toyota RAV 4 de couleur grise qu’il avait déverrouillée facilement au parking du Centre médical de la Sonas, situé sur la 5 ème rue, quartier industriel à Limete. Cet engin volé le 23 septembre 2018, appartenait à Mme Mimi Kparagume Anibetibeyo, résidant sur avenue Vunda n°5, quartier Yolo Nord, commune de Kalamu.

          Le 1er octobre de la même année, en ballade sur avenue de la Justice à Gombe, il était attiré par une jeep RAV4 de couleur blanche, immatriculée 5393 AA/ 10, qui traînait depuis des heures au parking du Secrétariat général à la Santé. Dans ses tours de passe-passe, il a réussi à démarrer l’engin et à se volatiliser dans les rues de Kinshasa.

         Le 14 octobre 2018, ce n’est plus des jeeps qui l’obsèdent, mais bien une berline. Ce jour-là, au parking de l’école Révérend KIM sur avenue Colonel Mondjiba, dans la commune de Kintambo, une Toyota Corolla de couleur vert citron, plaques 8085 AH/ 10, l’attire. Il s’en est accaparée et amenée chez lui. Cette voiture était la propriété de major Sébastien Basawula, habitant sur avenue Transversal n°3, quartier Joli Parc à Ngaliema. Après de recherches de la police, il a été trouvé entre ses mains, un charroi automobile comprenant cinq voitures dont quatre Toyota IST et une Corolla ne figurant pas dans le lot dévoilé ci-dessus. Ces véhicules sont entreposés au Commissariat provincial de la police, alors que les différents propriétaires ne sont pas encore identifiés. Et la police s’attend à la manifestation des victimes pour pouvoir procéder à la restitution.

     J.R.T.

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