Kin-Bopeto : il faut remettre le Marché Central dans ses droits

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Lancée officiellement par le Chef de l’Etat le samedi 19 octobre 2019, l’opération «Kin-Bopeto» peine à prendre son envol parce que plusieurs écueils se sont érigés sur son chemin. L’autorité urbaine doit prendre son courage pour faire respecter la mesure si elle veut voir son programme atteindre son objectif, celui de remettre Kinshasa dans son état d’antan de « Kin-la-belle ».

L’état dans lequel fonctionne depuis quelque temps le Marché central, pourtant situé à quelques encablures de son bureau laisse à désirer. Cet établissement public constitue un grand handicap à la réussite de l’opération « Kin-Bopeto » qui est un défi pour le gouverneur Gentiny Ngobila.

            Alors qu’il était en compagnie du Président de la République lors de la réouverture au trafic de l’avenue ex-Bokassa, l’une des principales voies d’accès menant au centre-ville, restée impraticable pendant près de 20 ans, le gouverneur devrait veiller au maintien en état de cette artère. Car, avec son envahissement actuel par des marchands irréguliers, cet ouvrage réhabilité risque de vite retomber dans l’impraticabilité qui ne profitera à personne, y compris les « envahisseurs » eux-mêmes.

            L’avenue est actuellement occupée de bout en bout par des marchands à la sauvette qui n’hésitent guère à jeter les détritus dans les caniveaux. Conséquence : les eaux stagnent et ne savent où aller quand il pleut. Or, l’eau est la plus grande ennemie de la chaussée, soutiennent les ingénieurs en construction. Donc, il n’y a pas mille manières de protéger l’avenue Bokassa que de la libérer de ces envahisseurs qui la polluent à longueur de journées au risque de la détruire plus vite que prévu.

Vivement de l’ordre

            On ne peut pas faire l’omelette sans casser des œufs. De même, on ne peut prétendre mettre de l’ordre sans sanctions à même de servir de leçons à ceux qui donnent l’impression de ne pas comprendre la nécessité du changement.

            Depuis quelques années, un désordre systémique et toléré règne dans le périmètre du Marché central. On ne sait plus déterminer son périmètre. De nombreuses avenues qui y menaient sont envahies par des étals qui restent curieusement tolérés par les gestionnaires.

            On rappelle qu’au lendemain de sa prise de fonctions, le gouverneur Gentiny Ngobila avait lancé un ultimatum  de deux semaines aux occupants illégaux des espaces publics pour évacuer. La police a été mise à contribution pour ce faire. Soudain, tout s’est arrêté et personne ne sait pourquoi. Ceux qui avaient évacué ont regagné des espaces interdits. Le Marché central doit servir d’exemple pour le reste des établissements et espaces publics à travers la ville.

            Le périmètre des avenues Bokassa et Commerce doit être nettoyé, et cela pour une double raison : protéger l’environnement contre la pollution, et éviter des embouteillages dus au rétrécissement des voies par ceux qui vendent à même le sol. Toutes les avenues traversant le Marché devraient être libérées et rouvertes à la circulation. Remettre le marché dans son périmètre cadastral en éliminant son prolongement sans limites à travers plusieurs avenues des communes de Kinshasa et de Barumbu dont les recettes n’ont jamais atterri dans les caisses de l’Etat.

            Gentiny Ngobila est appelés à faire la différence pour ne pas tomber dans les vieilles habitudes qui ont tiré la ville vers le bas. La loi est dure c’est la loi. Elle doit s’imposer à tous pour que l’ordre et la discipline règnent au profit de tous.

Dom

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