Kimbanseke : un homme tué à coups de couteaux

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Le lundi 16 janvier, à l’aube, le corps d’un homme non identifié frisant la cinquantaine, retenu par quelques arbrisseaux, a été découvert au bord de la rivière Alaska, dans la commune de Kimbanseke. Sans la présence de ces herbes, le cadavre serait entraîné par le courant des eaux et les traces auraient certainement disparu.

Ce sont les habitants des environs voulant traverser ce cours d’eau très fréquenté, qui ont fait la découverte macabre et ont aussitôt alerté la police des environs. Ont démarré ensuite les premières enquêtes avec l’extraction du corps des eaux. Les policiers en ont
fait le malheureux constat. De sexe masculin, l’homme serait probablement âgé de près de cinquante ans. Sa tête portait plusieurs blessures causées par des objets tranchants  du genre des couteaux. Ce qui laisse croire qu’il avait été tué avant que le cadavre soit
basculé dans la rivière Alaska.

Un magistrat du Parquet de grande instance de Ndjili, dépêché sur le lieu, a ordonné la levée du corps de la victime, avant d’établir une réquisition aux fins d’autopsie. Cette phase d’enquête au niveau du médecin-légiste devrait permettre, pensent certains observateurs, que soient déterminées les causes exactes de la mort de l’homme dont le corps était dépourvu de pièce d’identité et même d’un petit documentportant une adresse. Les conclusions du médecin-légiste pourront alorsédifier les enquêteurs, sur d’autres questions demeurées sans réponses, même si l’on sait que la victime avait été tabassée et tuée
à l’aide des coups de couteaux lui assenés sur le crâne. Il aurait perdu beaucoup de sang, relève une source, avant que son cadavre soit jeté dans la rivière Alaska.

La police espère que sa famille qui aurait constaté depuis le lundi,
sa disparition, pourrait, si elle reconnaissait le corps à la morgue
de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, aider à retracer les
derniers jours et peut-être ses derniers déplacements et les personnes
qui l’avaient côtoyé peu avant d’aller à la rencontre avec la mort.

Insécurité au quartier Esanga

Kimbanseke est depuis des années, dans l’œil du cyclone de
l’insécurité. «Kuluna», pick-pockets, bandits à main armée et autres
malfaiteurs, ont choisi d’installer leurs bases dans cette partie de
la ville de Kinshasa. Ce qui justifie le niveau très élevé de la
criminalité. Pour les habitants de la plupart de quartiers, ces hors
la loi regroupés en bandes organisées, fument de l’herbe, du matin au
soir, dans des rues, et la nuit, aux abords de petits marchés, au vu
et su de tous.
Leurs multiples présences dans les rues marchandes de Kimbanseke
accroissent le sentiment d’insécurité et ne rassurent pas la
population qui relève une montée de la violence. A ces catégories de
malfaiteurs s’ajoutent aujourd’hui, des écuries des voleurs à motos
qui arrachent des biens aux piétons. Postés aux abords de certaines
avenues, ces délinquants suivent le déplacement des piétons. Et
ensuite, ils se lancent à la poursuite de ces derniers qui sont
préoccupés par le besoin de se trouver un transport. Dans un moment
d’inattention, la motocyclette bondit alors et d’un attrait, le
conducteur rafle le sac ou le téléphone et va s’engager dans une
ruelle dont il connaît les détours.
La nuit, les «Kuluna» rôdent dans les rues. Déployés sur toute la
largeur de la voie publique, ils érigent ainsi une barrière humaine
qui ne laisse filtrer aucun piéton. Tous les promeneurs passent dans
le rouleau compresseur de ces inciviques qui insécurisent toute la
commune de Kimbanseke.
Réaction des habitants ? Les autorités policières devraient relancer
l’opération «Likofi III» pour tenter de neutraliser ces malfaiteurs
qui sèment la mort et la désolation à Tshangu, en toute impunité.

J.R.T.

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