Kimbanseke : cinq membres d’une famille décimés par un incendie

0
81

Le quartier Salongo, ou encore Bakwanga, dans la commune de Kimbanseke, est sous le choc. En effet, cinq membres d’une famille, domiciliés sur l’avenue Siwabaka numéro 60, sont morts calcinés le vendredi 13 août 2010 aux environs de  23 heures, des suites d’un incendie provoqué involontairement par le sixième occupant, un « kadhafi ». Issa, nom autrement identifié, la vingtaine révolue,  présentement en cavale, est l’auteur de ce drame. La copine d’Issa, domiciliée non loin de  son ami, aurait momentanément déserté le toit familial, a-t-on appris auprès des voisins des victimes. L’absence de l’eau du robinet dans le coin n’a pas permis aux voisins d’éteindre rapidement le feu. Salongo, considéré comme une cité  rurale, est plongé dans le noir. Les habitants du quartier Bakuanga recourent aux lampes tempêtes et lampions. S’ils bénéficiaient du courant, le sinistre observé le week-end passé aurait peut-être pu être évité.  Au finish, mousses, ustensiles de cuisine, radio, documents scolaires, objets en plastique… n’ont pu être récupérés. L’inhumation du sexagénaire Mavita, de son épouse Marie Kiwila, de Christ en vie (âgée de 13 ans et des jumeaux Nzuzi et Nsimba, est intervenue le lendemain du drame.  Les policiers, et les agents du parquet, alertés peu après le drame, se sont contentés de dresser un constat sur ce sinistre. 

Entêtement

            Arrivé  sur les lieux, Le Phare s’est entendu dire par des habitants de l’avenue Siwabaka   qu’ Issa avait l’habitude de vendre de l’essence, du mazout, du pétrole,  des biscuits, du whisky…, sur l’avenue Fesa.  La maison de sa tante, de construction sommaire, comportait une pièce et un salon.

Le jour du drame, il a vu atterrir son amie à son lieu de débrouillardise à la tombée de la nuit.

Peu après 22 heures, il a estimé avoir suffisamment travaillé, et commencé à empiler ses effets. C’est alors qu’il a décidé de ramener à domicile un bidon d’essence de 25 litres. Or, il se fait que, le « kadhafi » se servait d’un lampion en vogue dans nos «wenze» la nuit.  Son amie, lui a conseillé de l’éteindre  avant de l’accompagner . Et comme le quartier est infesté des voleurs, Issa «décide» d’enfermer sa tante, son mari et leurs trois enfants à clé.

            La fille a insisté et lâché : «  Dans ce cas, éteins le lampion. Ton appareil portable te permettra d’ouvrir la porte sans trop de problème ».

            Issa s’est entêté. Les deux tourtereaux se sont éloignés alors de l’avenue Siwabaka. Quelques minutes plus tard, le feu «commence» à dévorer le mobilier, les objets électro ménagers… Marie Kiwila, se sentant perdue, ne cessait d’attirer l’attention de son jeune frère dont la maison est contigüe à la leur : « Papy, dis à ta femme Aicha, de faire sortir les enfants »

Alertés parles cris des occupants du numéro 60 et  la chaleur inhabituelle qui arrivait  jusque chez eux, les voisins ont accouru. Certains d’entre eux ont acouru chercher de l’eau. Un autre parvient à défoncer la porte d’un coup de pied violent. Mais, hélas, papa Mavita, arrivait jusque la porte mais enveloppé des langues de feu, s’écroulait.

            Entre temps, Issa était revenu chez eux. A son grand étonnement, il voit leur maison en feu. Réalisant enfin sur le tard qu’il aurait du écouter sa copine, il s’éclipse en douceur. Personne jusqu’ici, n’est en mesure de dire là où se terre l’auteur de l’homicide involontaire du vendredi 13 août 2010.

            S’il croit avoir échappé à la sanction censée lui être infligée, il se trompe.

Les jumeaux décédés en bas âge vont lui régler son compte tôt ou tard, entend-on des dames du quartier Salongo.

Jean- Pierre Nkutu

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*