Kiakwama : « Si on rate le rendez-vous de 2016, on est foutu »

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KGilbert 044Appelé   à prononcer son allocution à la clôture du séminaire organisé par la Convention des Démocrates Chrétiens (CDC) le samedi 14 mars 2015 à la paroisse Sacré Cœur à l’intention des cadres dudit parti, le vice président de la CDC Gilbert Kiakwama  en a profité pour donner sa position sur certains problèmes de l’heure.

Abordant   le volet de la démocratie à l’intérieur des partis, il a indiqué que les choses ne marchent pas bien. La structuration de nos partis n’est pas connue des membres.  Nous devons repenser les mécanismes de fonctionnement et de communication. Les membres doivent énoncer leurs idées et peu importe qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

L’autre problème  est celui d’avoir un noyau qui a un discours cohérent.
Quant au calendrier électoral global, il a précisé que les occidentaux ont fait pression sur la CENI pour être assurées de  la tenue de lélection présidentielle considérée à priori comme le scrutin capital. Les élections législatives provinciales sont aussi importantes car elles vont déboucher sur le renouvellement de deux Chambres, la désignation des gouverneurs des provinces…

« Si nous ratons le rendez-vous de 2016, on est foutus », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’ayant, avec d’autres opposants, organisé les « Trois Glorieuses », il sait que la rue veut le départ du Chef de l’Etat actuel l’année prochaine, et refuse le « glissement » en ce qui concerne d’autres opérateurs politiques arrivés fin mandat. La «CDC» doit rester dans l’opposition, a-t-il dit.

Steffen Kruger, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer , la structure ayant apporté son appui à ce séminaire, a félicité les séminaristes pour avoir fait preuve d’assiduité tout au long des travaux. Il s’est appesanti sur le rôle des partis politiques qui font tout pour arriver aux affaires de manière pacifique et contribuer  à l’alternance au pouvoir.

Comment organiser la symbiose entre jeunes et vieux pour une bonne gouvernance au Congo ? Que faire pour que les femmes influent en politique, la démocratie interne au sein de partis sont les sous-thèmes débattus lors des travaux en ateliers.
Travail fouillé.

La veille , c’est-à-dire, le 13 mars 2015, Pamphile Mabiala, coordonnateur national de la FKAS, a retracé l’historique de la CDC  qui a vu le jour à Matadi, il y a de cela plusieurs années. Conçue comme un regroupement de 15 partis politiques, cette coalition a regroupé ensuite 4 formations, et s’est fondue  en un seul  parti. En 2006, la CDC a obtenu 10 sièges à l’Assemblée Nationale, 4 sénateurs et 15 députés provinciaux. Le tableau a été peu reluisant par la suite  car ce parti ,’a eu que 4 députés en 2011.  Nemoyato a été ministre de l’Economie au gouvernement Matata I. Il y a la persistance des rumeurs selon lesquels certains ténors du parti veulent retrouver leurs identités particulières.

«La CDC doit refaire son unité, clarifier sa position et pourquoi pas convoquer son congrès», a souligné enfin Mabiala.
Dikuta ,   Bimbakila, Matuba Rigobert… respectivement secrétaire général de la CDC, vice-présidente nationale de la CDC et secrétaire permanent du Parti Démocrate Social et Chrétien (PDSC)…. ont parlé à leur tour de la place de la jeunesse dans la gouvernance d’un Congo nouveau, du rôle de la femme dans la perspective d’un Congo nouveau, des valeurs de la démocratie chrétienne.

«La CDC et les enjeux de la construction d’un Congo nouveau» est le thème principal de ce séminaire  qui entre dans le cadre du mois de la femme. Quelques sociétaires du PDSC et de l’UDPS  étaient aussi présents au Sacré Cœur.
Jean- Pierre Nkutu

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