Kasaï Oriental : Mbuji-Mayi dit non à la poliomyélite

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Toutes les autorités de la Province du Kasaï-Oriental, particulièrement celles qui résident dans la ville de Mbuji-Mayi, ont vibré le 25 novembre dernier au rythme du lancement de la « Deuxième phase de vaccination contre la poliomyélite ». Et cela à l’unisson avec tout le pays. Dans ce chef-lieu de province, ce démarrage a eu pour cadre une école primaire située à la Place du 4 janvier, dans la commune de Diulu.

Plusieurs autorités tant du secteur politique que sanitaire ont assisté à cette cérémonie de lancement présidée par Dr Roland Shodu Lomami, ministre provincial de la santé. On a également noté la présence de certains représentants des organisations partenaires telles que le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), l’OMS, la Croix-Rouge, Gavi, etc. Cette 2ème phase de la campagne d’éradication de la polio vise à vacciner tous les enfants en-dessous de 5 ans.

             Pour cela, les autorités sanitaires, l’Unicef et l’OMS ont prévu de donner à chaque enfant – en plus de la vaccination par la voie orale (VPO) – la vitamine A et le Mebendazole pour le déparasitage.

          Prenant la parole à ce sujet, le ministre provincial de la Santé a insisté sur la nécessité de faire vacciner tous les enfants du Kasaï-Oriental, dont l’âge se situe entre 0 et 59 mois. L’objectif poursuivi est de bouter hors des frontières de cette province le Polio virus sauvage, une couche à l’origine de cette flambée de la poliomyélite dans plusieurs pays africains.

 Il a lancé un appel à tous les parents pour qu’ils fassent vacciner leurs enfants. En outre, répondant à une question de la presse, après la cérémonie de lancement, le ministre provincial de la Santé a reconnu que sa province a souffert, en 1995, d’une grave crise de cette maladie qui avait laissé à l’époque plusieurs enfants avec des malformations physiques irréversibles. La cause était à chercher dans le relâchement de la surveillance épidémiologique et le manque d’une vaccination de routine.

          Des groupes folkloriques qui animaient cette manifestation ont aussi, à travers chants, mines, saynètes et danses, démontré aux élèves venus nombreux et à leurs parents, l’impérieuse nécessité de la vaccination pour éviter cette maladie. Des médecins chefs de zones, des superviseurs, des prestataires et des aidants communautaires ont donné de la voix pour convaincre les septiques. Enfin, le représentant de l’Unicef a précisé que son organisme s’est engagé à fond et a fourni avec l’aide des organisations internationales partenaires, assez de vaccins pour tous les enfants à vacciner non seulement pour le Kasaï-Oriental, mais aussi pour l’ensemble du pays.

SAKAZ (Envoyé spécial à Mbuji-Mayi)

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