Kasaï Occidental : l’Assemblée provinciale bloquée !

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A l’issue d’une concertation de plusieurs heures, le collectif des dignitaires et notables des provinces des deux Kasaï (Oriental et Occidental) a rendu publique, le dimanche 3 avril 2011 à Matonge, sa position face à l’agitation sociopolitique prévalant particulièrement au Kasaï Occidental à la veille de l’élection d’un nouveau gouverneur de province. Sous la signature de l’évêque Emmanuel Madimwana, ce collectif n’a pas pris quatre chemins pour dénoncer l’instabilité politique et sécuritaire dans cette partie du pays au risque de la faire basculer dans l’anarchie.

En effet, pour lui, le gouvernement central semble insouciant devant le problème qui sévit au Kasaï, toujours en proie à une crise au sein des institutions (gouvernorat et Assemblée provinciale) depuis plusieurs mois, voire des années. D’où son interpellation aux députés provinciaux  à voter utile, au poste du prochain gouverneur, pour la paix et l’intérêt de la province. Dénonçant par ailleurs, l’existence des deux bureaux au sein de l’Assemblée provinciale, les notables et dignitaires des Kasaï ont invité les uns et les autres de se dépasser, à revenir à la raison et à résoudre les problèmes auxquels fait face le Kasaï Occidental.

 « Nous sommes pour un règlement pacifique des problèmes des fils et filles des Kasaï et soutenons tous ceux qui ont une vision de développement de nos provinces», a indiqué l’évêque Madimwana.

Pour rappel, l’ancien bureau déchu dirigé par Omer Mijimbu Sha-Kalau continue à s’accrocher alors que le nouveau cabinet conduit par Constantin Miaka Mia Bileng est déjà installé au perchoir. Jusqu’à ce jour, apprend-on, aucune remise et reprise n’est effectuée alors que le changement du bureau a été opéré. Outre Omer Mijimbu, les autres membres du bureau concernés sont : la vice-présidente Pauline Kamuandu Kamuandu ; le rapporteur Johnny Kabeya Mulempumpu et le questeur Espérant Ngindu Shindany. 

Un autre sujet qui a énervé le collectif est le non encadrement des opérateurs économiques de ces contrées par le pouvoir central à Kinshasa. Pour lui, il s’agit ni plus, ni moins d’une politique de deux poids deux mesures, au moment où la misère de la population et la non matérialisation des cinq chantiers ont atteint un degré insupportable. « Nous avons pris l’option de ne pas laisser le trafic d’influence et appelons la population ouest-kasaienne à la sérénité et à la vigilance jusqu’à la victoire finale tant souhaitée… » ont indiqué les notables et dignitaires, tout en exhortant leurs corégionnaires à défendre l’intérêt général du souverain primaire au-delà de leurs convictions politiques et de leurs appartenances partisanes.

 Tshieke Bukasa

 

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