Kabila relance la chasse aux «Kuluna»

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Lancée au milieu de l’année 2009 par le Chef de l’Etat, sur pied d’instructions précises transmises au Premier ministre ainsi qu’aux présidents des deux chambres du Parlement, l’opération tolérance-zéro semble accuser des signes d’essoufflement depuis un certain temps. En conséquence, les « Kuluna » en culotte (professionnels du crime) comme en cravate (criminels économiques et auteurs d’abus de pouvoirs) ont cru le moment venu de se croire intouchables et impunis. 

            L’on apprend que lors de la réunion d’évaluation qu’il a présidée le vendredi 23 juillet 2010 dans la matinée à la Citée de l’UA (Union Africaine), Joseph Kabila a rappelé la poursuite de lutte contre les antivaleurs sur l’ensemble du territoire national. Saisissant la balle au bond, le chef du gouvernement, Adolphe Muzito, a appelé autour de lui le même jour dans l’après-midi les responsables des services de sécurité civile ainsi que ceux de l’armée, le Procureur Général de la République et le Premier Président de la Cour Suprême de Justice pour confirmer la continuité de l’opération « tolérance zéro ».

            Commentant la rencontre organisée par le Premier ministre, le ministre Emmanuel-Symphorien Luzolo de la Justice et Droits Humains a fait savoir que la tolérance zéro va continuer à s’appliquer de manière intégrale, à travers des mesures spéciales de sécurité contre les activités criminelles. Les crimes de sang, les tracasseries de tous genres ainsi que les actes négatifs seraient réprimés avec fermeté et leurs auteurs (Kuluna en cravate et autres), arrêtés, traduits en justice et lourdement sanctionnés.

            Interrogé sur l’existence éventuelles de personnes physiques ou morales déjà épinglées dans le cadre de la tolérance zéro, le ministre Luzolo s’est voulu réservé, indiquant simplement que les mesures relatives à la sécurisation collective vont être de stricte application d’ici peu. « Tolérance zéro a un contenu qui se marie à l’action et non à des slogans. Et, pour être éloquent et pertinent, des actions de traque seront visibles dans un avenir proche », a-t-il tenu à souligner.

            Le commun des mortels se réjouit d’apprendre que l’initiateur de la tolérance zéro n’est pas distrait. Le vœu de beaucoup est que la peur des prisons de Buluwo, Angenga, Makala, Kasanga, Munzenze et autres Ekafela fasse de nouveau trembler les Kuluna de tous bords, comme c’était le cas durant le second trimestre de 2009. Le relâchement constaté ces derniers mois a redonné de l’élan à l’industrie congolaise du crime. 

Kimp.

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