Journée Mondiale du Livre : le DG de la Bibliothèque Nationale vante les vertus du livre

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La République Démocratique du Congo n’a pas dérogé à la règle. Le pays a répondu présent au rendez-vous universel de célébration de la Journée Mondiale du Livre. Cadre choisi : la Bibliothèque Nationale du Congo, BNC.

            Pour bien marquer la célébration de cette fête co-organisée par la Bibliothèque Nationale et l’Unesco, des manifestations culturelles ont été au rendez-vous ainsi que des allocutions prononcées par des officiels. Au total, trois interventions ont été faites en marge de la célébration à savoir : la lecture du message de la Directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay, l’allocution du Directeur général de la Bibliothèque nationale Georges Mulumba Kalonga, ainsi que le discours de Mme la ministre de la Culture et des Arts, Astrid Madiya Ntumba.

            A travers son message, la n°1 de l’Unesco a soutenu  que «les livres constituent des fêtes sur nos vies intérieures, en ouvrant la voie au respect mutuel et à la compréhension entre les peuples indépendamment des frontières et de différences. Ils incarnent la diversité du génie humain parce que les livres donnent corps à la richesse de l’expérience de l’homme. Tout comme ils permettent à l’humanité de s’unir en une seule famille, partageant un passé, une histoire et un patrimoine en vue de construire un avenir commun, où toutes les voix sont entendues au sein du grand chœur des aspirations humaines».

            Enfin, la Directrice générale de l’Unesco a souligné que «les livres sont nos alliés pour diffuser l’éducation, les sciences, la culture et l’information partout dans le monde. Et la commémoration de cette Journée constitue l’occasion de réfléchir ensemble sur les moyens appropriés pour mieux diffuser la culture de l’écrit, et de permettre ainsi à tous les individus, hommes, femmes et enfants, d’y accéder».

Astrid Madiya plaide pour des livres en langues nationales

            Prononçant son mot de circonstance, le Directeur général de la BNC, le professeur Georges Mulumba Kalonga a mis l’accent sur les diverses vertus du livre qui reste jusqu’à ce jour un imprimé éternel et irremplaçable que l’évolution du monde et les inventions de la science ou de la technologie ne savent supplanter.

            Il a tenu, par ailleurs, à rappeler l’historique de l’instauration de cette journée dédiée au livre qui remonte à une tradition médiévale en Catalogne. «L’institution d’une journée spéciale pour le livre et les droits d’auteur par l’Unesco vise à encourager chacun et particulièrement les jeunes à découvrir le plaisir et le secret de la lecture aussi bien que ses trésors cachés que sont le vocabulaire, l’art de parler, de réfléchir, de penser et repenser le développement et l’avenir».

            Toutefois, il reconnait que la lecture personnelle ou celle de recherche professionnelle est en perte de vitesse singulièrement auprès des jeunes qui sont actuellement tournés en ignorant ainsi l’importance du livre, des bibliothèques et l’effort intellectuel à fournir.

            Pour sa part, la ministre de la Culture et des Arts a, après avoir fait l’éloge du livre, encouragé tous ceux qui écrivent et rédigent des livres dans les langues nationales. Car, ils contribuent à la pérennisation de nos cultures traditionnelles.

            Elle en a profité pour révéler qu’en ce qui concerne les droits d’auteur, un projet de loi a déjà été élaboré et adopté par la commission socioculturelle du gouvernement. Celui-ci prend en compte l’exploitation des œuvres de l’esprit dans le monde numérique, la libéralisation du secteur de gestion collective du droits d’auteur selon les catégories professionnelles, ainsi que la lutte contre la piraterie.

Nécessité de reformater les acquis perdus

            Face au danger qui menace l’existence du livre qui reste pourtant l’outil d’apprentissage par excellence, avec l’explosion du numérique, il y a nécessité pour l’Etat congolais de prendre conscience du problème afin de mettre en place une politique nationale cohérente en vue de lutter contre le danger que ces nouvelles technologies numériques font peser sur la jeunesse et la culture.

            A ce sujet, rappelle-t-on, on a presque jeté dans les oubliettes tout ce qui incitait à la lecture, au perfectionnement du savoir, ainsi qu’à l’enrichissement de la culture générale. Des émissions culturelles du type « Génie en herbes », « JUCOTEJ » et autres qui poussaient les élèves à se cultiver davantage n’existent plus. Tout comme des magazines de détente comme des revues « Calao », « Kouakou », etc.  Bref, il n’y a plus rien qui pousse ou crée chez les jeunes l’envie d’apprendre à travers les écrits.

            Pire, la révolution numérique avec les portables actuellement à la mode et accessibles à toutes les bourses, constitue un véritable poison pour la jeunesse. Car, on ne se soucie plus de l’orthographe ni de la grammaire. On se permet d’écrire comme en sténographie où seul le message compte. Donc, il y a nécessité et urgence pour le gouvernement de prendre des précautions afin de sauver ce qui peut l’être.Dom

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