Journée mondiale de l’environnement   : se rapprocher de la nature pour un monde durable

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«Rapprocher les gens de la nature » : c’est le thème retenu cette année pour la journée mondiale de l’environnement. En clair, le 5 juin de chaque année est une date importante qui sensibiliser les populations à une action mondiale en faveur de la protection de
l’environnement, stimule la conscience environnementale et susciter plus d’actions écologiques positives à l’échelle de notre planète.

Célébrée dans plus d’une centaine de pays, cette journée est une
opportunité de sensibilisation du grand public sur les préoccupations
environnementales. En fait, chaque habitant de la planète est appelé à
mener une action en rapport avec la protection prendre de la nature et
son rôle d’agent du changement.
La cérémonie officielle, en République Démocratique du Congo, a eu
lieu dans le site de l’Ecole Régionale Postuniversitaire d’Aménagement
et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT), à
l’Université de Kinshasa. C’était en présence du ministre de
l’Environnement et Développement Durable,  Ami Ambatobe, du
représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC,
Maman Sidikou, des délégués des organisations de la société civile,
des étudiants, des maraîchères et des responsables de plusieurs
institutions actives dans la protection de l’environnement.
Le thème de cette année invite chaque humain à  prendre conscience de
l’importance vitale de la nature et à répondre à l’appel pour sa
protection. « Ce thème encourage également à réfléchir à la façon dont
nous faisons partie de la nature et dont nous en dépendons », a relevé
le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Maman
Sidikou.
Il a fait savoir que les Nations Unies ont saisi cette occasion pour
appeler la RDC à s’engager urgemment et avec détermination sur une
trajectoire de développement durable pour tous, afin de réduire les
activités humaines ayant des conséquences négatives sur
l’environnement, dont les changements climatiques. Elles souhaitent
également que les voix des peuples autochtones puissent être entendues
et prises en considération dans l’élaboration des initiatives de
protection de l’environnement et que la société civile joue un rôle
clé dans la lutte contre les changements climatiques et la
déforestation.
Il a reconnu qu’en RDC, des milliers de personnes vivant en milieu
rural passent chaque journée de travail connectées à la nature. Elles
sont pleinement conscientes de leur dépendance à l’environnement pour
leur subsistance et leur bien-être. Ce sont ces populations qui sont
parmi les premières à souffrir lorsque les écosystèmes sont menacés,
que ce soit par la pollution, les changements climatiques ou la
surexploitation des ressources. Les Nations Unies ont réaffirmé leur
engagement à conjuguer des efforts face au défi majeur que
représentent les changements climatiques.
Maman Sidikou a exhorté tous les gouvernements du monde à maintenir
le cap et à rester déterminés à mettre en œuvre l’Accord de Paris. Il
a rappelé que  la RDC est bien connue pour sa richesse en termes de
biodiversité. Cette nature qui offre de multiples services aux
populations connaît de graves menaces touchant sa faune, sa flore et
la qualité des sols. Les zones protégées et les autres espaces
naturels de la RDC sont dangereusement menacés par la déforestation,
les extractions des minerais et les pressions humaines. Leur
protection nécessite une prise de conscience large et un engagement
individuel ainsi qu’une action concertée à tous les niveaux.
Paul Lemfo, directeur de cabinet du directeur de l’ICCN (Institut
National pour la Conservation de la Nature), tous les Congolais
doivent s’engager dans la conservation de la nature, parce que « c’est
le milieu dans lequel nous vivons. Si nous ne protégeons pas notre
nature, nous sommes en train de nous mettre en danger de disparition,
d’extinction de l’espèce humaine ».
Le représentant du directeur de l’ICCN a indiqué que la protection de
la nature se fait dans des aires protégées. L’ICCN est un
établissement public chargé de conserver la nature, notamment les
parcs nationaux, les domaines de chasse, etc. « Que la jeunesse
protège la nature, la biodiversité, les éco-systèmes… et  dénonce tous
les actes qui sont contre les lois du pays. Il a rappelé qu’il existe
la loi sur la conservation de la nature, sur la protection de
l’environnement ainsi que la loi contre le trafic illicite des espèces
menacées d’extinction, notamment les éléphants, les bonobos, les
chimpanzés, les okapi, etc.  « Ils sont  entrain de souffrir du
braconnage pour le commerce de l’ivoire.
Les aires protégées sont des espaces bien délimités, connus et
définis par le législateur. Ils  n’occupent que 13,3% du territoire
national. Il y a 86,7 % du territoire non protégé, a signalé Paul
Lemfo.                                  Murka

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