Journée mondiale de la liberté de presse : les médias rappellent au Chef de l’Etat sa promesse du 24 janvier 2019

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Pour avoir honoré les femmes et hommes des médias en célébrant avec eux la 26ème édition de la journée  mondiale sur la liberté de  presse le vendredi  3 mai 2019 à Béatrice Hôtel, Félix Antoine Tshisekedi  est jusqu’ici le seul Chef de l’Etat Congolais à s’être plié  à cet exercice. Ce constat a été fait  par Museme Diawe, qui a assuré la modération là à Béatrice Hôtel.

 Marie-Ange Mushobekwa, ministre intérimaire de la Communication et Médias, diplomates et autres officiels congolais ont également répondu présents aux invitations conjointes de l’UNPC et JED…. co-organisatrices de ladite activité.

            Dans son mot de circonstance,  Félix Antoine Tshisekedi a remercié JED pour l’honneur que lui a fait de participer à la célébration de la journée mondiale  Il a dit ne pas oublier  les héros du jour qui travaillent durement pour  honorer leur métier. Cet invité d’honneur a indiqué qu’en sa qualité de Chef de l’Etat, il a l’obligation d’être aux côtés des professionnels des médias et leur faire savoir   qu’il connaît leurs difficultés.  Dans la foulée, il s’est souvenu de  sa promesse du 24 janvier 2019 de faire des médias le quatrième pouvoir. En clair, a-t-il affirmé, tout est parti  de l’alternance intervenue récemment au sommet de l’Etat et qui a comme socle l’érection d’un véritable Etat de droit dans notre pays. En pensant à cet Etat de droit, il a en tête un être qui lui est cher et porte le nom d’Etienne Tshisekedi

            Et d’ajouter que si elle est effectivement le quatrième pouvoir, la presse va jouer un rôle moteur pour l’avènement d’un véritable Etat de droit. La presse  est un secteur vital  dans la vie d’un Etat.  C’est dans ce sens, a-t-il expliqué, qu’hommes et femmes  des médias doivent bénéficier d’un encadrement efficient.

            Quant aux  recommandations  formulées par un noyau des journalistes peu après son investiture et qui  ont fait ressortir les problèmes  auxquels sont confrontés les médias  et les pistes de solution, il a promis de les recevoir  et de  discuter avec eux pour étudier les voies et moyens d’améliorer les conditions de travail des journalistes.

            Rappelant la gamme des droits des journalistes, il a fait état aussi de leurs devoirs qui sont contenus dans le Code d’éthique et de déontologie. Le 5ème Chef de l’Etat de la RDC a  égratigné les animateurs des réseaux sociaux qui, par leurs écrits, jettent  le discrédit sur les médias  et demandé aux journalistes de métier de se démarquer, en mettant en pratique les règles de leur profession. Le journaliste, tout en dénonçant avec force les travers,  doit privilégier l’objectivité qui est la colonne vertébrale qui sous-tend son métier.

            Pour rappel, le Chef de l’Etat a réceptionné ces suggestions  des mains du secrétaire Tshivis wa Tshivuadi et du président de l’UNPC, Boucar Tshilunde.

            De son côté,  le patron de l’UNPC est revenu sur les maux qui plombent le secteur des médias en RDC, saluant au passage l’avènement de l’actuel Chef de l’Etat à la magistrature suprême et son engagement à œuvrer pour la promotion des médias congolais.

            Kasonga Tshilunde a retracé  l’historique de la journée mondiale de la liberté de la presse, expliquant que l’idée avait germé en 1991 lors des assises de Windhoek et cela s’est concrétisé deux ans plus tard. Au  mois de mai de chaque année, a-t-il rappelé, les professionnels des médias évaluent les avancées réalisées en termes de liberté de la presse pendant une période donnée et rendent hommage à leurs collègues  tués dans le cadre de leur métier.

            Confrontés à plusieurs problèmes, nos médias  sont  à l’agonie, plusieurs maisons étant au bord de la faillite, a-t-il ajouté

            Le numéro un de l’UNPC s’est attardé  sur la taxation onéreuse des intrants et autres équipements, le recours aux imprimeries de fortune,  la loi de 1996 sur les médias et dans laquelle il est fait état de l’aide directe et indirecte à allouer à la presse.

23 ans après la promulgation de ladite loi, on s’en sert surtout pour sanctionner les journalistes fautifs, a-t-il déploré.

Kasonga Tshilunde a évoqué ensuite la loi sur l’accès à l’information,  la dépénalisation des délits de presse et insisté pour une mutation de ce concept en une faute déontologique. Il a demandé au Chef de l’Etat de peser de tout son poids pour surseoir à l’arrestation des journalistes poursuivis pour délits de presse.

            Le secrétaire de JED s’est appesanti  sur le sort peu enviable des journalistes, qualifiant ce secteur de moribond.  Il s’est employé à dresser le tableau sur la liberté de la presse en RDC ces dernières années. Tshivis a reconnu des avancées réalisées (37 cas de violation des droits des journalistes recensés jusqu’ici en 2019) dans ce domaine peu après l’avènement de Félix Antoine Tshisekedi à la magistrature suprême du pays

            Il a souhaité voir la RDC,  mal cotée dans le domaine de la liberté de la presse, obtenir un score flatteur dans les années à venir et JED changer de dénomination.

            Meissa Diop, représentant pays intérimaire de l’UNESCO en RDC, a lu le message de la directrice générale de l’Unesco, dans lequel il est fait état de 99 meurtres des journalistes en 2018 et 1307 assassinats des journalistes entre 1994  et 2018.           Jean-Pierre Nkutu

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