Journée internationale de la Femme : Résolution 1325, une pensée pour les femmes de la RDC

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Membre de la  plate-forme dénommée « Résolution 1325 », basée sur la lutte contre les violences sexuelles et sur la parité  Homme-Femme», Annie Matundu Mbambi, membre du Cadre  permanent de Concertation  pour la Femme Congolaise (CAFCO) et présidente Nationale de WILPF/RDC a, à l’occasion de la commémoration de la 162ème  Journée Internationale de la Femme,  échangé avec des femmes journalistes. Elle a  souligné que cette  énième journée donne l’occasion d’insuffler une nouvelle dynamique au cheminement des femmes vers l’égalité. « L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe de droit international et national qui veut que les êtres humains soient traités de la même manière, avec la même dignité, disposent de mêmes droits et soient soumis aux mêmes devoirs, selon la Charte des Nations Unies, adoptée en 1945 », a déclaré Annie Matundu.

            Anny Matundu pense que l’action de la ‘’femme’’ à ce sujet doit être immédiate, efficace et de grande envergure pour permettre au nouveau gouvernement de prendre une série de mesures et notamment de combattre les stéréotypes sexistes qui empêchent les femmes et les filles d’exercer pleinement leurs droits.

Les organisations des  femmes doivent penser aux activités ayant trait  à cette thématique pendant ce mois, tout en sachant que nous devons considérer que le 8 mars, c’est chaque jour

            En choisissant de focaliser la commémoration du 8 mars 2019 sur le thème, ‘’ Penser équitablement, Bâtir intelligemment, Innover pour le Changement ‘’, le monde reconnaît la valeur morale de la personne humaine et la responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes.

«Comment fêtons –nous le 8 mars en RDC ? Quels événements sont prévus pour la Journée de la femme 2019 ? De quels chiffres parlants dispose-t-on sur l’égalité homme-femme ?» Chacune et chacun de nous peut répondre à ces questions.

            Comment ‘’Penser équitablement ‘’ quand les femmes congolaises continuent à être marginalisées et sont quasi minoritaire ou absentes dans les instances de prise de décision. Comment penser équitablement quand le projet de Décret sur la mise en œuvre  de la Loi sur la Parité n’arrive pas à obtenir gain de cause. Ceci explique la faible attention portée sur les questions du genre et de la parité ainsi qu’aux revendications de femmes congolaises.

Pour penser équitablement, le Gouvernement doit tenir compte de l’équilibre homme-femme dans la composition  du nouveau du gouvernement afin d’élaborer des politiques cohérentes et solidaires en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Nous suggérons que la RDC, dans sa composition ministérielle,  élève le Ministère du Genre, Famille et Enfant  au poste du Vice-Ministre. Ça sera penser équitablement».

            Comment ‘’Bâtir intelligemment’’ lorsque la requête aux fins d’inconstitutionnalité des dispositions de l’article 5 de la Loi N°15/013 du 1ER Aout 2015 portant Modalités d’Application des Droits de la Femme et de la Parité reste requête morte à la Cour Constitutionnelle de la RDC? Et pour preuve, les statistiques  actuelles de la nouvelle Assemblée Nationale révèlent que seulement 10 % des femmes parlementaires font partie de cet hémicycle. Cela exige un cadre réglementaire bien défini afin de garantir, promouvoir et sécuriser les droits des  femmes et la parité à tous les échelons du niveau national, provincial et local.  Nous demandons au Gouvernement de prendre des engagements nationaux qui comble l’écart entre les sexes en matière d’égalité, des lois, des politiques aux plans nationaux et des investissements adéquats».

            «Comment ‘’Innover pour le changement ‘’ quand les violations des droits des femmes continuent de se produire dans toutes nos provinces ? Que dire de la demande de la gratuité de certificat médical pour les femmes violées qui reste sans audience?».

            Nos traditions pèsent encore de tout leur poids et les mentalités peinent un peu à changer. C’est aussi  l’occasion pour les femmes congolaises d’influencer positivement l’humanisation et la démocratisation de la société en découvrant des nouvelles innovations. Les femmes et les filles congolaises ont besoin d’atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD) en passant par les approches innovatrices pour essayer de rompre les inégalités pesantes sur les femmes et jeunes filles, de  sorte  qu’aucune femme ou  ni aucune fille ne soit laissée de côté. Le renforcement de notre Cadre  permanent de Concertation  pour la Femme Congolaise (CAFCO)  doit servir de toit aux associations de femmes sans qu’elles perdent leur autonomie. Réunies, elles pourraient ainsi être plus fortes pour mener une diplomatie de plaidoyer pour les  droits des femmes  volontaristes, offensives et militantes.

               Dorcas NSOMUE

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