Journée de l’Enseignement national

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 Le Syeco crie à la pénurie d’enseignants qualifiés

 Alors que notre pays fête les cinquante ans de son indépendance, le Syndicat des Enseignants du Congo (Syeco) ne trouve pas de progrès notable dans le développement de son système d’enseignement. Il déplore au contraire un recul préjudiciable à la jeunesse qui ne sait à quel saint se vouer pour obtenir une formation de qualité. Tout dans le système de l’enseignement s’est dégradé. Et dans les prochaines années, ce syndicat prédit une pénurie d’enseignants qualifiés ; à moins que le gouvernement n’alloue un budget conséquent à l’éducation. Sinon la remontée de la pente sera rude si pas impossible. Ce constat sévère a été fait par Jean Pierre Kimbuya, secrétaire général du Syeco, dans un point de presse qui s’est tenu le 30 avril 2010, au siège de cette organisation, dans la commune de Kalamu. C’était une activité organisée pour célébré la Journée de l’Enseignement national et celle du 1er mai, fête mondiale du travail.

          Cette double commémoration est, pour le Comité national du Syeco et pour ses comités provinciaux de la ville de Kinshasa – qui se sont réunis à cette occasion pour réfléchir sur les conditions de travail de leurs membres – une opportunité pour souligner certaines anomalies qui tirent l’enseignement et l’enseignant vers le bas. A ce sujet, le secrétaire général du Syeco a déploré le niveau de l’enseignement qui a fortement baissé à cause de la démotivation des enseignants et du personnel de l’éducation ; de l’inexistence et de l’insuffisance du matériel didactique mais aussi de la corruption, du clientélisme dans l’évaluation des apprenants. Il a noté que l’enseignement n’est plus élitiste mais plutôt de masse, au détriment de sa qualité et l’enseignant mal payé, clochardisé, et sans sécurité sociale.

Des diplômés sans débouchées

          Jean Pierre Kimbuya se dit peiné par la forte déperdition scolaire dans les établissements à cause du système odieux de prise en charge des enseignants par les parents d’élèves sans respect des instructions ministérielles ; les seuls à bénéficier de ce système étant les gestionnaires véreux. Par ailleurs il admire les parents qui se sacrifient pour faire étudier leurs enfants, leur donner une formation. Malheureusement, poursuit-il, ceux qui terminent par un diplôme, aussi bien au cycle primaire, secondaire ou universitaire qu’au niveau du doctorat, n’ont aucune garantie pour mener une vie honorable. Ils n’ont aucun espoir de trouver un emploi correspondant à leur formation scolaire ou universitaire, au grand dam des parents qui ont pourtant souffert pour faire d’eux des personnes utiles à leur pays.
          D’autres injustices sociales ont été aussi dénoncées telles que la discrimination salariale à travers le pays, les conditions d’apprentissages qui laissent à désirer malgré la réhabilitation de certaines écoles et la construction des nouvelles qui ne suit pas l’explosion démographique, le retard enregistré dans la politique de relève du personnel affaibli à mettre en retraite à tous les niveaux.
          En conclusion et face à ce tableau sombre, le Syeco pense que la Rd Congo est loin de répondre présent au rendez-vous de l’Education pour tous, en 2015, par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
SAKAZ

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