Journée de l’Enfant Africain :même en situation d’urgence, priorité aux droits de l’enfant

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Le ministère du Genre, Enfant et Famille  a commémoré hier lundi, 17 juin 2019, à l’Hôtel du Gouvernement, dans la commune de la Gombe, la Journée de l’Enfant Africain (JEA), célébrée chaque année le 16 juin. Mais cette date ayant coïncidé avec un jour férié, cette manifestation a donc été décalée d’une journée. Plusieurs responsables, membres du gouvernement et du Parlement, sans oublier des dirigeants des organismes publics et privés, nationaux et internationaux impliqués dans la gestion des questions touchant à l’enfance, ont participé à cette célébration. Cette année, le thème choisi au niveau africain pour commémorer cette journée est : « L’action humanitaire en Afrique : les droits de l’enfant d’abord ».

            Dans son mot de circonstance, Chantal Safu, ministre du Genre, Enfant et Famille, a rappelé l’origine de cette pénible commémoration qui est un devoir de mémoire qui rappelle pour ne jamais l’oublier le massacre des enfants de Soweto en 1976, en Afrique du Sud, tués pour avoir eu le courage de revendiquer leurs droits, dont celui d’étudier dans de bonnes conditions et dans leurs langues. Pour la ministre, la République Démocratique du Congo fournit des efforts notables pour veiller aux droits de la personne humaine, particulièrement ceux des enfants, à travers l’application de la Convention relative aux droits de l’Enfants (CDE) et la Loi portant protection des enfants. Et cela aussi bien dans la vie de tous les jours que pendant les catastrophes, les épidémies que dans les diverses crises humanitaires qui peuvent survenir.

            Le nouveau représentant du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), Edouard Beig Beder – dont c’était-là la première manifestation à laquelle il participait – a souligné le grand honneur pour lui, de représenter son organisme à cette cérémonie. Il a rappelé que depuis 1976, les pays africains, sous l’égide de l’Union Africaine, ont adopté cette journée qu’ils fêtent sur tout le continent le 16 juin de chaque année. Se référant au thème de cette année, il a souligné que la RDC a vécu durant les deux dernières décennies, des conflits à répétition dans plusieurs de ses provinces, sans omettre des épidémies qui l’ont touchée telles que la maladie à virus Ebola et le choléra. Il a constaté que les premières victimes de ces conflits, épidémies et autres catastrophes naturelles sont les enfants, ceux vivant dans les milieux les plus reculés, et subissant de toutes sortes.

L’Unicef appuie le gouvernement de la RDC dans les limites de ses ressources

            Citant en exemple la crise qui a secoué la région du Kasaï, Edouard Beig Beder a rappelé que sur les 3,8 millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire il y avait 2,3 millions d’enfants. Il a indiqué que dans les limites des ressources à sa disposition, l’Unicef appuie le gouvernement en fourniture de l’eau potable, vivres et matériels de secours aux populations ; matériels éducatifs et jeux pour réintroduire une certaine normalité dans le quotidien des enfants, leur permettre d’oublier leurs traumatismes et de poursuivre leur scolarité. En définitive, l’Unicef aide aussi à la prise en charge des enfants non accompagnés, leur réunification et réintégration dans de leurs familles. 

            Les participants ont visionné un documentaire sur la situation catastrophique d’un enfant confronté à une situation de crise ; projection précédée par l’exposé du jeune Mampuya, président du Comité provincial des enfants de Kinshasa. Celui-ci s’est indigné du fait que l’aide destinée aux enfants en situation d’urgence est toujours insuffisante.  SAKAZ

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